Des traces de radioactivité sur la côte ouest canadienne

Le tsunami qui avait ravagé Fukushima et ses environs en mars 2011 continue de faire parler de lui au Canada. Des traces infimes de radioactivité provenant de la centrale japonaise, en partie détruite, ont été détectées près de la côte ouest canadienne mais il n'y a pas de danger pour l'homme.

08 avr. 2015, 08:04
Selon les procureurs, Tepco ne pouvait pas prévoir l'ampleur du séisme et du tsunami qui ont provoqué la catastrophe de Fukushima.

Des traces de radioactivité provenant de la centrale japonaise endommagée de Fukushima ont été détectées dans deux échantillons d'eau de mer prélevés près des côtes ouest du Canada. Il n'y a cependant aucun danger pour l'homme.

C'est la première fois que des traces de césium 134 sont détectées sur les côtes nord-américaines. Il s'agit de l'isotope de césium caractéristique de l'accident de la centrale électrique de Fukushima, provoqué le 11 mars 2011 par un tsunami qui avait suivi un séisme de magnitude 9 au nord-est du Japon.

Pas de danger pour l'homme

Les échantillons ont été prélevés en février près des côtes occidentales du Canada, en Colombie-Britannique, puis analysés par les scientifiques du réseau de surveillance InForm.

Pour autant "les niveaux de césium sont bien en deçà des niveaux de radioactivité reconnus au niveau international comme pouvant représenter un danger pour la santé humaine ou pour l'environnement", a indiqué mardi le réseau InForm.

Un des scientifiques de ce réseau, le professeur Jay Cullen de l'université de Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, a expliqué que ces traces de pollution sur les côtes n'étaient pas surprenantes.

Seuil de tolérance très loin d'être atteint 

"Les niveaux (de césium, Ndlr.) qui ont été détectés à la fois au large ou sur les côtes sont pertinents avec les modèles qui avaient prédit l'arrivée de cette contamination sur la côte" pacifique, a-t-il déclaré sur la radio canadienne CBC.

Sur les deux échantillons, le niveau de césium 134 dans l'eau est 1000 fois moins important que le seuil de tolérance pour la santé humaine.

Une surveillance de la vie sous-marine sur plusieurs années

La surveillance de la qualité de l'eau de mer, de la faune et flore marines va se poursuivre encore quelques années afin d'appréhender l'impact environnemental de la catastrophe de Fukushima, a souligné le réseau InForm.

Ce réseau est constitué de scientifiques, de professeurs, d'organisations gouvernementales, de représentants de la société civile ou de simples citoyens volontaires qui collectent et analysent des échantillons.