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Des procès à polémique

La condamnation à mort de djihadistes français, en Irak, suscite le malaise et met Paris sous pression.

11 juin 2019, 00:01
In this May 23, 2018 photo, suspected Islamic State militants wait their turn for sentencing at the counterterrorism court in Baghdad, Iraq. Death sentences are being issued at a dizzying rate in Iraq’s rush to prosecute and punish suspected members of the Islamic State group, with more than 3,000 handed out over just the past few years. Any allegation of having taken up arms for the militant group can bring the ultimate penalty, even while the evidence is thin and cursory. (AP Photo/Maya Alleruzzo) IRAK TODESSTRAFE

Depuis le 26 mai dernier, tous les djihadistes français récemment transférés de Syrie et jugés devant le tribunal antiterroriste de Bagdad ont écopé de la peine capitale. Une situation dénoncée par leurs familles et leurs avocats, et qui met les autorités françaises sous pression.

«On peut regretter que la justice irakienne soit expéditive. Mais on ne peut empêcher l’Irak, dès lors qu’on reconnaît son système judiciaire, d’exercer la justice sur son territoire», estime de son côté Gilles Kepel. Politologue, spécialiste de l’islam et des pays arabes, ce dernier est directeur de la chaire Moyen-Orient - Méditerranée à l’Ecole normale supérieure, professeur à Sciences Po (Paris) ainsi qu’à l’Université de la Suisse italienne.

Plus d’une dizaine de djihadistes français viennent d’être condamnés à mort en Irak. La France a décidéde ne pas demander leur rapatriement. Comment analysez-vous une telle décision?

Gilles Kepel: Le sujet fait polémique en France, polémique dans...

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