Cul sec lorsque Obama parle d'espoir

28 janv. 2010, 12:08

Le discours sur l'état de l'Union du président américain donne lieu depuis quelques années à un jeu qui se termine en beuverie. A l'occasion de la prestation de Barack Obama, qui devait avoir lieu ce matin à 3h (heure suisse), il est fort probable que des Américains aient la migraine aujourd'hui.

Inventé en 2002 par Marc Mezler et Howard Deutsch, alors étudiants à la prestigieuse université de Princeton, ce jeu aux règles simples pratiqué entre amis consiste à avaler un verre d'alcool ou une bière à chaque fois que le président prononce certains mots, expressions, ou mentionne certaines personnes ou certains pays. Cette année, les mots «espoir» et «changement» sont sur la liste, de même que l'Irak, l'Afghanistan, l'Iran et le Pakistan: à chaque mention, un verre.

Pour les expressions «que je sois bien clair» ou «ne vous y trompez pas», une gorgée suffira. Mais si le président évoque le «plan de relance», alors c'est un espresso qu'il faudra ingurgiter.

Il faudra aussi boire un coup à chaque fois que la caméra fera un gros plan sur une des personnes assistant au discours.

La vision des bras galbés de la première dame, Michelle Obama, obligera le buveur à porter le verre à ses lèvres en faisant rouler ses biceps. Un plan sur la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, lui vaudra d'avaler le breuvage sans faire bouger ses muscles faciaux. La liste de mots et expressions fatidiques, inspirée à l'origine par la manière créative dont l'ex-président George Bush maniait la langue anglaise, est remise à jour chaque année..

Depuis le départ de George Bush, ont disparu les références à «Dieu» (deux verres), à «Guantanamo» et à «simulation de noyade», au président iranien Mahmoud Ahmadinejad et au mot «nukular», transcription phonétique de la manière dont George Bush prononçait «nucléaire».

L'an dernier, le jeu n'avait pas eu lieu en l'absence de discours sur l'état de l'Union, exercice traditionnel au cours duquel le président américain évoque devant le Congrès son programme pour l'année à venir. /ats-afp