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Cinq pays arabes s'unissent contre les jihadistes de l'Etat islamique

L'Arabie saoudite et quatre autres pays arabes, dont le Qatar, ont convenu de la nécessité de lutter contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI).

24 août 2014, 21:33
Le ministre des Affaire étrangères iranien Mohammad Javad Zarif était à Bagdad pour évoquer la situation d'un Irak en pleine guerre civile.

En Irak, les insurgés ont lancé un nouvel assaut pour s'emparer de la principale raffinerie de ce pays, alors que de possibles frappes américaines en Syrie sont évoquées.

Dans un communiqué publié au terme d'une réunion ministérielle à Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite), les participants ont indiqué avoir discuté de "la progression de l'idéologie terroriste et extrémiste, et des troubles que connaissent certains pays arabes", dans une allusion aux avancées des jihadistes de l'EI en Irak et en Syrie.

Ils ont également passé en revue "les graves répercussions" sur "les Etats de la région et la menace que (ces jihadistes) représentent pour la sécurité et la paix mondiales", selon le texte publié par l'agence officielle saoudienne.

Les participants, qui ont examiné également "les développements de la situation en Syrie", ont encore relevé "une convergence de vues sur les questions évoquées et sur la nécessité d'agir sérieusement (...) pour préserver la sécurité et la stabilité des Etats arabes", indique le communiqué.

Site pris près de Raqa
Les résultats de la rencontre devraient être soumis aux autres membres de la Ligue arabe, qui en totalise 22.

La réunion a regroupé autour du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, ses homologues d'Egypte, des Emirats arabes unis et du Qatar et un conseiller de Jordanie, représentant "les pays arabes membres du comité de contact international sur la Syrie".

Elle est intervenue alors que les Etats-Unis, qui mènent des raids aériens dans le nord de l'Irak pour stopper la progression des jihadistes de l'EI, pourraient, selon la presse, envisager des frappes également en Syrie.

Ces éléments ont été évoqués après l'exécution récente du journaliste américain James Foley qui devait être enterré dimanche, alors qu'un Allemand enlevé il y a un an après l'EI et un otage américain du Front al-Nosra, Peter Theo Curtis, ont été libérés, selon plusieurs sources dimanche.

En Syrie, l'EI a pris dimanche l'aéroport de Tabqa, dernier bastion du régime de Bachar al-Assad dans la province de Raqa, ont souligné l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et la télévision syrienne. Les combats ont fait 541 tués dont 170 soldats dimanche, encore selon l'ONG.

Dizaines de tués
Le bilan humain de la guerre civile qui fait rage depuis plus de trois ans en Syrie a doublé en un an pour dépasser le seuil de 190'000 tués, selon l'ONU.

Et le 9 juin, l'EI a lancé une offensive en Irak au nord, à l'ouest et à l'est de Bagdad s'emparant de larges pans de territoire face à une armée en déroute dans un pays miné par des années de violences et de divisions, et poussant à la fuite des centaines de milliers de personnes.

L'EI a lancé samedi soir un nouvel assaut pour s'emparer de la principale raffinerie d'Irak, à Baïji (200 km au nord de Bagdad). Les combats se poursuivaient dimanche.

Par ailleurs, une vague d'attentats ayant ensanglanté le pays samedi a fait 37 tués au total et plus de 150 blessés.

Ministre iranien en Irak
Après une attaque contre une mosquée sunnite vendredi qui a fait 70 tués, le Premier ministre désigné Haïdar al-Abadi a tenté d'apaiser les tensions confessionnelles, appelant ses concitoyens "à resserrer les rangs pour empêcher les ennemis de l'Irak de provoquer des troubles".

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a lui assuré dimanche à Bagdad l'Irak de l'aide de son Etat, mais démenti toute présence de soldats iraniens en Irak.

L'Iran a indiqué cette semaine avoir donné des conseils au gouvernement et aux Kurdes irakiens - qui combattent les jihadistes dans le nord du pays.

Soutien pour Hollande
Mais le décès fin juillet d'un pilote iranien dans des combats en Irak et la présence d'avions de combats venus probablement d'Iran, selon des experts, semblent indiquer une implication plus directe de la République islamique.

Téhéran a également entamé des discussions avec certains pays européens sur la lutte contre l'EI.

Par ailleurs, le président irakien Fouad Massoum a apporté samedi son "soutien" à la proposition de son homologue français François Hollande d'organiser "une conférence internationale" sur la sécurité en Irak et la lutte contre l'EI, selon l'Elysée.

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