Bus scolaire incendié près de Milan: Salvini veut donner la nationalité italienne à tous les enfants étrangers pris en otage

Tous les enfants étrangers qui se trouvaient dans le bus volontairement incendié par le chauffeur, le 20 mars dernier, près de Milan, devraient recevoir un passeport italien. Matteo Salvini a accepté de faire une exception, mais ne changera pas la loi pour autant.

27 mars 2019, 16:08
Les policiers italiens étaient parvenus à faire sortir tous les enfants à temps.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), a annoncé que tous les étrangers parmi les collégiens pris en otage par leur chauffeur près de Milan seraient naturalisés. Il a ainsi mis fin à une semaine de vive polémique.

Le 20 mars, un chauffeur italien d'origine sénégalaise voulant protester contre les migrants morts en Méditerranée a barricadé et attaché la cinquantaine d'enfants et aspergé le bus d'essence. Il y a ensuite mis le feu juste au moment où les carabiniers parvenaient à faire sortir tout le monde.

 

 

"S'il y a des enfants qui ne sont pas italiens, nous avons examiné et nous sommes en train d'achever la procédure pour qu'ils puissent le devenir", a déclaré le ministre après avoir reçu cinq collégiens et 11 des carabiniers qui les ont sauvés. Mais cela se fera "sans modifier en rien la loi", a-t-il précisé, alors que de nombreuses voix à gauche avaient tenté de relancer le débat sur l'introduction d'une part de droit du sol en Italie.

"Utilisation politique de ces enfants"

Selon M. Salvini, "99% des Italiens pensent que la loi fonctionne très bien en l'état, il n'y a pas de débat". Les enfants étrangers nés sur le sol italien et scolarisés sans interruption en Italie doivent attendre d'avoir 18 ans pour demander à devenir italiens.

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C'était le cas de Ramy, Egyptien de 14 ans, et Adam, Marocain de 13 ans. Ils ont sauvé leurs camarades en parvenant à prévenir les secours malgré les menaces du chauffeur.

 

 

Dénonçant une "utilisation politique de ces enfants", M. Salvini les a reçus en même temps que trois de leurs camarades: Aurora, qui a "maintenu le calme", Fabio, qui a cherché à "dissuader et tranquilliser le terroriste" et Nicolo, "qui s'est proposé comme otage", selon le ministère.