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Bruxelles veut à son tour ficher les passagers aériens

La Commission européenne a proposé hier aux Vingt-sept d'adopter de nouvelles mesures destinées à améliorer leur lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Elles concernent la Suisse. La Commission européenne a proposé hier d'instaurer un système d'échanges de données sur tous les passagers aériens qui pénètrent sur le territoire de l'Union européenne (UE) ou le quittent, par exemple en provenance ou à destination de la Suisse. Bruxelles a soumis hier à l'approbation des Vingt-sept un nouveau paquet de mesures destinées, selon lui, à améliorer la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée en Europe.

07 nov. 2007, 12:00

L'exécutif communautaire propose de criminaliser, dans tous les pays de l'Union, différents comportements incitant à mener des actions terroristes, dont, selon l'ONU, plus de 2000 sites internet font l'éloge: la «provocation publique», le «recrutement», la «formation» à se servir d'armes à feu ou à fabriquer des explosifs, etc. La Commission a également publié une liste de 47 recommandations, formulées par des experts, qui visent à «renforcer la sécurité des explosifs», afin qu'ils ne tombent pas aux mains de terroristes. Elle prône notamment l'établissement, à l'échelle de l'UE, d'une base de données sur les vols d'explosifs et d'un «système d'alerte rapide» permettant de les signaler, ainsi que toute transaction suspecte. Surtout, l'exécutif communautaire veut créer un système de stockage et d'échange de données sur tous les passagers de vols à destination de l'Union ou quittant son territoire.

La mesure ne s'appliquerait pas aux vols intracommunautaires, mais bien à ceux en provenance ou à destination des aéroports suisses. Dans un premier temps, du moins, car le commissaire européen aux affaires intérieures et judiciaires, Franco Frattini, souhaite ultérieurement intégrer la Suisse dans ce système, afin d'éviter que des malfaiteurs de tout poil n'utilise son territoire pour entrer dans l'espace Schengen: «Elle ne sera pas obligée d'accepter, mais dire non serait problématique.» Comment justifierait-elle, en effet, un refus de participer à la politique européenne de prévention du terrorisme?

Les compagnies aériennes, suggère Bruxelles, devraient automatiquement communiquer à des «unités nationales spécialisées» dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée - Bruxelles a renoncé à proposer la création d'une cellule européenne - une liste de 19 informations sur leurs clients: nom, adresses postale et électronique, numéros de carte de crédit et de téléphone, etc. /TVE

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