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Bob Denard rend les armes

15 oct. 2007, 12:00

L'ex-mercenaire français Bob Denard est décédé samedi dans l'Hexagone à 78 ans. Il avait participé à une série de «coups de main» en Afrique et au Moyen-Orient et avait été le protagoniste de plusieurs coups d'Etat, dans l'archipel des Comores notamment.

Atteint de la maladie d'Alzheimer, le Français avait été dispensé de comparaître au procès qui, en février et mars 2006, avait examiné les circonstances de la tentative de coup d'Etat en 1995 aux Comores et que Bob Denard, associé à 26 autres prévenus, était accusé d'avoir organisé.

En juin 2006, il avait été condamné à cinq ans de prison avec sursis pour sa participation à ce coup d'Etat manqué. En juillet 2007, il avait été condamné en appel à quatre ans de prison, dont trois avec sursis.

Bob Denard avait déjà dû auparavant répondre de ses agissements devant la justice, notamment en mai 1999 devant la Cour d'assises de Paris, où il avait répondu de l'assassinat, en novembre 1989, du président des Comores, Abderame Abdallah Ahmed.

Aux Comores, Moustoifa Said Cheikh, dirigeant du Front démocratique, qui avait été emprisonné pendant cinq ans (1985-1989), a «regretté» que l'ancien mercenaire n'ait «pas répondu de tous ses crimes commis sur notre territoire, des meurtres et tortures dont il s'est rendu coupable».

«Moi, personnellement, je garde encore les séquelles des tortures que je subissais tous les soirs. Je souffre atrocement de problèmes de dos, problèmes qui s'aggravent avec l'âge», a-t-il expliqué.

Selon Mzé Abdou Soulé Elbak, ex-président de l'île de la Grande Comore, le décès de Bob Denard «réveille les mauvais souvenirs d'un régime qui a violé les droits de l'homme et qui a transformé la région en base arrière de l'apartheid sud-africain». «Cet homme a sali la mémoire de notre histoire», a-t-il estimé. / ats-afp

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