Berlusconi revient peu à peu sur la gauche

A 15 jours des législatives en Italie, la coalition de droite emmenée par Silvio Berlusconi refait son retard sur la gauche. Il n'y aurait plus que 4 points d'écart selon un dernier sondage.

08 févr. 2013, 13:38
Le parquet de Milan a requis cinq ans de prison à l'encontre de Silvio Berlusconi dans le cadre du procès Mills.

La coalition de gauche italienne emmenée par Pier Luigi Bersani est talonnée par la coalition de droite dirigée par Silvio Berlusconi à 15 jours des législatives, selon les derniers sondages publics vendredi. Ceux-ci donnent un écart d'environ 4 points entre les deux concurrents.

En Italie, la loi interdit de publier des sondages dans les 15 derniers jours avant les élections de sorte que ceux de vendredi sont les derniers que les électeurs pourront connaître avant le scrutin des 24 et 25 février. Après cette date, les instituts poursuivront leurs enquêtes, mais leurs résultats ne seront connus que par les commanditaires, partis ou organisations.

Alors que tous les sondages donnaient un avantage de 15% à 20% à la gauche il y a deux mois, Silvio Berlusconi a effectué une remontée incroyable, faisant fondre cette avance comme neige au soleil.

Selon l'Institut Demopolis, la gauche est créditée de 33,6% contre 28,5% à la droite, selon Tecne la gauche prendrait 33,1% et la droite 29,4% et l'Institut Piepoli donne 35,5% à la gauche et 30,5% à la droite.

La gauche devrait rester devant

"La différence entre les deux camps est d'environ 4% et je m'attends à ce qu'elle le reste. Il faudrait peut-être trois mois de campagne électorale pour changer sensiblement ces chiffres et non pas quinze jours", a déclaré Nicola Piepoli, président de l'institut homonyme, cité par le quotidien La Stampa.

"Berlusconi a fait le maximum de ce qu'il pouvait (...) mais Bersani est devant et c'est là qu'il restera", a conclu M. Piepoli. "Je m'attends à ce que les écarts enregistrés aujourd'hui soient confirmés au lendemain du vote", a renchéri Roberto Weber, président de l'Institut SWG qui effectue également des sondages, dans le même journal.

Centristes en repli

La majorité des sondages donnent également la coalition centriste dirigée par le chef du gouvernement sortant Mario Monti en repli, à la quatrième place, devancée par le "Mouvement cinq étoiles" (M5S) du blogueur populiste Beppe Grillo.

Selon Tecne, la coalition de M. Monti obtiendrait 12,6% des voix contre 16,3% à M5S, tandis que Demopolis crédite Mario Monti de 13,6% des intentions de vote et M5S de 18,1%.

Seul l'Institut Piepoli donne M. Monti devant avec 16% contre 14% à M5S. Le nombre d'indécis et des abstentions se situe dans une fourchette de 30% à 35%, selon les sondages.