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Barack Obama tente de relancer les négociations

23 sept. 2009, 04:15

Le président américain Barack Obama a engagé son autorité dans le conflit israélo-palestinien hier à New York. Il devait réunir pour la première fois les dirigeants des deux camps et essayer d'obtenir qu'ils relancent leurs négociations.

Personne cependant ne s'attendait à ce que l'implication du chef de la Maison-Blanche suffise à résoudre les différences considérables entre Israéliens et Palestiniens et à relancer des tractations arrêtées depuis fin 2008.

Barack Obama a rencontré Benjamin Netanyahu en fin d'après-midi à l'hôtel Waldorf Astoria où il séjourne pour l'assemblée générale de l'ONU. Il devait faire de même ensuite avec Mahmoud Abbas. Puis, pour la première fois, il devait réunir les dirigeants israélien et palestinien qui ne se sont jamais rencontrés depuis que Benjamin Netanyahu a pris ses fonctions le 31 mars.

L'administration américaine espérait initialement que Barack Obama pourrait présider à New York à une relance des négociations. Mais la mission menée la semaine passée par son envoyé spécial au Proche-Orient, George Mitchell, s'est soldée par un échec, malgré ses navettes entre Abbas et Netanyahu.

La tenue du sommet de New York est restée incertaine jusqu'à samedi, quand la Maison-Blanche l'a annoncée officiellement. Les discussions entre Israéliens et Palestiniens se heurtent au refus de Netanyahu de stopper complètement la colonisation en Cisjordanie occupée, et à celui de Mahmoud Abbas de discuter dans de telles conditions. Américains, Israéliens et Palestiniens ont ouvertement encouragé à ne pas trop attendre du sommet de New York

«Nous ne plaçons pas d'attentes grandioses dans une seule rencontre», a reconnu le porte-parole de Barack Obama, Robert Gibbs, laissant craindre une séance photo et guère plus. «L'aspect le plus important de cette rencontre, c'est qu'elle a lieu», a abondé le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Dany Ayalon.

«En raison de l'intransigeance d'Israël, nous ne nous attendons pas à quoi que ce soit de cette rencontre», a pour sa part déclaré le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina.

Pour Barack Obama, il s'agit de confirmer son engagement à faire sans attendre de la résolution du conflit l'une des grandes priorités d'une présidence placée sous le signe de la réconciliation. /ats-afp

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