Barack Obama dénonce intolérance et racisme

06 juin 2009, 04:15

Le président américain Barack Obama a fustigé l'intolérance et le racisme hier lors d'une visite empreinte de solennité au camp de concentration de Buchenwald. Accompagné de la chancelière allemande Angela Merkel, il y a rendu hommage aux six millions de juifs victimes de l'Holocauste.

Barack Obama est le premier président américain à visiter Buchenwald. Devant la grille d'entrée, qui porte l'inscription, cynique dans le contexte de l'époque: «A chacun son dû», il a retrouvé un groupe d'étudiants de la ville voisine de Iéna.

Barack Obama et Angela Merkel, accompagnés du prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, survivant du camp, ainsi que du président du Comité international des prisonniers de Buchenwald-Dora, le Français Bertrand Herz, ont par la suite chacun déposé une rose blanche sur le monument «à la mémoire de toutes les victimes» de Buchenwald.

Les prisonniers de ce camp, où sont morts quelque 56 000 personnes, «ne pouvaient pas deviner comment la nation d'Israël émergerait de la Shoah ni les liens étroits et durables entre cette nation et la mienne», a déclaré le président américain après s'être recueilli devant le memorial.

Barack Obama a souligné qu'il fallait se montrer «pour toujours vigilant face à l'avancée du Mal à notre propre époque». «Même de nos jours, il y a ceux qui affirment que l'Holocauste n'a jamais eu lieu, un rejet des faits et de la vérité qui est sans fondement, ignorant et odieux», a-t-il mis en garde. «Ce lieu est le démenti sans appel de ces idées, et nous rappelle que nous devons affronter ceux qui falsifient notre histoire», a dit le président américain, dans une allusion claire à son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad qui nie l'Holocauste. Barack Obama a également tenu à rendre hommage à l'Allemagne, «une vibrante démocratie et un allié important de l'Amérique», pour sa volonté de confronter ouvertement son passé.

Très émue, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré «s'incliner devant toutes les victimes» du nazisme. Incompréhension, effroi: il n'y a pas de mots pour décrire ce qui est arrivé de terrible à tant de gens dans ce camp et dans les autres camps de concentration et d'extermination», a-t-elle ajouté./ats-afp

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