Barack Obama avait averti Mark Zuckerberg sur l'influence russe dans l'élection présidentielle

Le Washington Post a révélé dimanche que deux mois avant l'investiture de Donald Trump, l'ex-président américain Barack Obama avait contacté personnellement le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, pour l'avertir du danger de l'influence russe dans l'élection présidentielle. Il y a quelques semaines, Facebook a révélé que des centaines de faux comptes, probablement liés à la Russie, ont acheté des espaces publicitaires pour influencer le scrutin américain.
25 sept. 2017, 08:04
"Neuf jours après que Mark Zuckerberg avait jugé 'folle' l'idée que des fausses nouvelles diffusées sur son réseau social aient pu jouer un rôle clé dans les élections américaines, le président Barack Obama a pris à part le jeune milliardaire pour tirer, ce qu'il souhaitait être, un signal d'alarme", écrit le Washington Post.

Le patron du réseau social Facebook, Mark Zuckerberg, avait été mis en garde par Barack Obama sur l'influence russe dans l'élection présidentielle américaine, révèle dimanche le Washington Post. L'ex-président américain avait personnellement averti M. Zuckerberg.

"Neuf jours après que Mark Zuckerberg avait jugé 'folle' l'idée que des fausses nouvelles diffusées sur son réseau social aient pu jouer un rôle clé dans les élections américaines, le président Barack Obama a pris à part le jeune milliardaire pour tirer, ce qu'il souhaitait être, un signal d'alarme", écrit le quotidien américain.

"Dans une pièce privée en marge d'une réunion de dirigeants du monde à Lima, au Pérou, deux mois avant l'investiture de Donald Trump, Barack Obama a personnellement appelé le patron de Facebook à prendre au sérieux la menace des fausses nouvelles et la désinformation politique", détaille le journal.

 

 

Centaines de faux comptes

"Si Facebook et le gouvernement ne s'attaquent pas à la menace, aurait alors prévenu M. Obama, cela ne pourrait qu'empirer lors de la course à la présidence suivante", selon la même source.

Si M. Zuckerberg a reconnu que les fausses nouvelles posaient problème, il aurait répondu au président que ces messages n'étaient pas courants sur Facebook tout en soulignant qu'il n'était pas facile d'y remédier, ajoute le Washington Post, citant une source mise au courant de l'échange entre les deux hommes ayant requis l'anonymat.

 

 

Cette conversation est révélée alors que le groupe américain a indiqué il y a quelques semaines que des centaines de faux comptes, probablement activés de Russie, avaient été utilisés pour acheter des espaces publicitaires afin de nourrir les tensions politiques aux Etats-Unis avant et après l'élection présidentielle.

Selon le Washington Post, des hackers liés aux services secrets de l'armée russe (GRU) auraient commencé à créer de faux comptes Facebook en juin 2016.