Alliance germano-anglaise pour s'approprier les tournois?

Les 13 villes hôtes de la compétition anniversaire sont désignées aujourd'hui. Londres et Munich tiennent la corde pour la finale.

19 sept. 2014, 00:01
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Le comité exécutif de l'UEFA désigne aujourd'hui à Genève les 13 villes hôtes, une par pays, parmi les 19 candidats à l'organisation de l'Euro 2020, championnat d'Europe des nations inédit dans ce format.

Pour cette formule unique (qui n'est pas destinée à se répéter), marquant les 60 ans du championnat d'Europe des nations, chaque pays pouvait se porter candidat pour le lot spécial demi-finales et finale dans la même ville, et/ou un des 12 autres lots, dit standards, de trois matches de groupes et un huitième ou un quart dans une ville. La Suisse avait finalement retiré sa candidature.

Une même ville pouvait être proposée pour les deux types de lots, c'est le cas seulement de Londres et Munich. Ces deux cités visent donc les demies et, évidemment, la finale, le match le plus prestigieux du troisième événement planétaire (derrière la Coupe du monde et les JO d'été).

Différents représentants de la fédération allemande (DFB) ont ouvertement évoqué la possibilité d'un accord avec l'Angleterre pour optimiser les chances de ces deux pays pour les tournois européens à venir. L'idée générale est que l'Allemagne soutiendrait la candidature de Londres pour la finale en 2020, laissant la voie libre à la DFB pour l'Euro 2024, avec renvoi d'ascenseur à l'Angleterre pour l'Euro 2028.

Mais les votants, soit la quinzaine de membres du comité exécutif, l'entendront-ils ainsi? Pour rappel, un votant ne peut participer à la désignation quand son pays est concerné. Et en cas d'égalité, c'est le président de l'UEFA Michel Platini qui a la voix décisive.

Les deux villes ont des atouts à faire valoir. Londres et son joyau Wembley (90 652 places) ont déjà accueilli les finales de la Ligue des champions en 2011 et 2013. Munich surfe quant à elle sur le succès d'un Mondial 2006 lancé idéalement par le match d'ouverture dans son écrin de l'Allianz Arena (70 067 places) et a reçu plus récemment la finale de la Ligue des champions en 2012.

Les autres pays qui ont posé leur candidature juste pour un lot standard sont: Azerbaïdjan (Bakou), Belarus (Minsk), Belgique (Bruxelles), Bulgarie (Sofia), Danemark (Copenhague), Ecosse (Glasgow), Espagne (Bilbao), Hongrie (Budapest), Irlande (Dublin), Israël (Jérusalem), Italie (Rome), Macédoine (Skopje), Pays-Bas (Amsterdam), Pays de Galles (Cardiff), Roumanie (Bucarest), Russie (Saint-Pétersbourg) et Suède (Stockholm).

L'UEFA a publié mercredi dernier un rapport d'évaluation des candidats. Même si cela ne préjuge en rien d'un vote, certaines villes partent avec un handicap. Le projet de Skopje ne présente ainsi pas assez de garanties en général, notamment au niveau du stade à la capacité trop limitée et d'offres de logement insuffisantes.

Le dossier de Jerusalem souffre d'un défaut d'information global et selon les rapporteurs, le risque est "grand" que les exigences en matière commerciale ne soient pas respectées.

L'Azerbaïdjan, avec Bakou, présente un dossier assez bon, mais est pénalisé par sa situation géographique excentrée et une expérience limitée pour l'organisation de grands événements. SI