Allemagne: dégraissage à l'Agence pour l'emploi, chômage bas oblige

En Allemagne, le taux de chômage bas a entraîné une seconde vague de licenciement chez les collaborateurs de l'Agence allemande pour l'emploi. Agence justement spécialisée dans le placement des chômeurs.

07 avr. 2015, 13:29
Malgré une hausse de 0,5% de son taux de chômage en décembre, le canton de Neuchâtel reste derrière le Valais, qui a connu un bond à 5,8%.

L'Agence allemande pour l'emploi, chargée du suivi des chômeurs, a fait savoir mardi qu'elle allait supprimer 5000 emplois d'ici 2019, portant le total des coupes à 17'000 depuis 2013, le chômage bas rendant les services de ses conseillers superflus.

"Le chômage en baisse sur le long terme nous permet de réduire le personnel de 17'000 dans les agences d'ici 2019", a déclaré dans les colonnes du quotidien "Handelsblatt" Heinrich Alt, l'un des membres du directoire de l'institution.

Depuis début 2013, 12'000 postes ont déjà été supprimés, d'ici 2019 5000 doivent suivre "sous réserve que l'évolution économique se maintienne" à son rythme actuel, a précisé à l'AFP un porte-parole de l'Agence.

Celle-ci emploie quelque 95'000 salariés, majoritairement des conseillers chargés du suivi et du placement des chômeurs. Du fait d'un ralentissement de la conjoncture en milieu d'année, aucune suppression du personnel n'a été conduite à l'Agence l'an dernier, et aucune n'est prévue non plus cette année. Mais la cure d'amaigrissement devrait reprendre l'an prochain.

Le chômage en Allemagne évolue depuis des mois à son plus bas depuis la Réunification. Le chiffre de mars a touché un nouveau plus bas de 6,4% (en chiffres corrigés des variations saisonnières) à la faveur de la robustesse de l'économie. Le mois dernier le pays comptait 2,93 millions de chômeurs, loin des pics autour de 5 millions atteints en 2005.