Algérie: l'otage français détenu par les jihadistes de l'Etat islamique activement recherché

L'otage français enlevé dimanche par les jihadistes de l'Etat islamique (EI) est activement recherché par l'armée algérienne dans la zone montagneuse de l'est de l'Algérie.

23 sept. 2014, 16:07
L'armée algérienne passait mardi au peigne fin une zone montagneuse à l'est d'Alger pour tenter de localiser l'otage français enlevé dimanche par un groupe lié aux jihadistes de l'Etat islamique (EI).

L'armée algérienne passait mardi au peigne fin une zone montagneuse à l'est d'Alger pour tenter de localiser l'otage français enlevé dimanche par un groupe lié aux jihadistes de l'Etat islamique (EI). De nombreux barrages de gendarmes ont été mis en place sur la route qui traverse de hautes montagnes abruptes et boisées.

Des troupes d'élite du service de lutte antiterroriste participaient à l'opération, lancée sur une zone à cheval entre les départements de Tizi Ouzou et de Bouira immédiatement après la confirmation du rapt du ressortissant français, a précisé une source sécuritaire.

Dès lundi, les militaires ont été vus au col de Tizi N'koulal, un carrefour près de Lalla Khedidja, le plus haut sommet du Djurdjura, menant vers de nombreux villages prostrés au pied du Djurdjura.

Des renforts militaires sont arrivés mardi en fin de matinée près du village d'Aït Ouabane, au fond d'une petite vallée, non loin du lieu de l'enlèvement, selon un photographe de l'AFP.

Quelque vingt camions transportant des parachutistes se sont immobilisés en bordure de la dense forêt d'Ait Ouabane. Ils ont aussitôt commencé à ratisser un secteur qui s'étend sur près de 10 km2, selon un habitant de la région.

Le guide de haute montagne niçois âgé de 55 ans a été enlevé dimanche soir au coeur du parc national du Djurdjura, un haut lieu du tourisme algérien devenu sanctuaire des groupes armés islamistes dans les années 90. Le groupe jihadiste algérien "Jund al-Khilafa" (les soldats du califat) a revendiqué cet enlèvement dans une vidéo.