Affaire Assange: Correa demande à Londres de retirer ses menaces

Le président équatorien Rafael Correa a demandé mardi à la Grande-Bretagne de retirer ses menaces d'arrêter Julian Assange qui est réfugié à l'intérieur de l'ambassade d'Equateur à Londres.

22 août 2012, 08:33
Le fondateur de Wikileaks a fait comme attendu une apparition spectaculaire, au balcon de l'ambassade d'Equateur à Londres.

Le président équatorien Rafael Correa a demandé mardi à la Grande-Bretagne de retirer ses menaces d'arrêter Julian Assange qui est réfugié à l'intérieur de l'ambassade d'Equateur à Londres.

L'Equateur s'est dit prêt à dialoguer avec le Royaume-Uni et la Suède concernant Julian Assange, toujours retranché au sein de son ambassade à Londres.
 
"Nous n'espérons pas des excuses, nous ne le demandons pas, mais il faut que la Grande-Bretagne retire l'erreur gravissime commise en menaçant l'Equateur de violer éventuellement sa mission diplomatique pour arrêter M. Julian Assange", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Guayaquil.
 
"En dépit de cette impertinence, de cette grossière et inacceptable menace, nous restons ouverts au dialogue" pour tenter de surmonter la crise de l'asile diplomatique accordé à Julian Assange.
 
Lundi, le président avait déjà dit que l'Equateur était prêt à dialoguer avec le Royaume-Uni et la Suède pour trouver une solution concernant Julian Assange, le cofondateur de WikiLeaks retranché depuis le 19 juin dans l'ambassade équatorienne à Londres.
 
"Nous sommes toujours ouverts au dialogue avec les gouvernements de Grande-Bretagne et de Suède", avait indiqué M. Correa.
 
C'est la "position intransigeante" de Londres et de la Suède qui a déclenché la crise, avait-il ajouté.
 
"La Grande-Bretagne et la Suède ont eu une position absolument intransigeante": ces deux pays n'ont jamais donné l'assurance que Julian Assange ne serait pas extradé vers les Etats-Unis, où il risque une longue peine de prison pour avoir divulgué des centaines de milliers de télégrammes américains confidentiels.