7 hommes vont être pendus au Pakistan

Le Pakistan a ordonné samedi la pendaison de sept insurgés indique un responsable pakistanais. L'un des accusés était encore mineur quand il a été condamné à la peine capitale.
03 janv. 2015, 21:00
An Iranian police officer stands by the rope to be used in the public hanging of Mohammed Bijeh, unseen, convicted of raping and murdering 16 children, in Pakdasht, Iran, a town outside the capital Tehran, Wednesday, March 16, 2005. (KEYSTONE/AP Photo/Vahid Salemi)

"Les prisonniers Shahid Hanif et Khalil Ahmed condamnés pour le meurtre de responsables du gouvernement motivé par des raisons d'appartenance religieuse, Zulfiqar Ali (condamné) pour avoir tué 22 policiers affectés au consulat américain de Karachi et Behram Khan (condamné) pour le meurtre d'un jeune avocat seront pendus le 13 janvier, a annoncé à l'AFP Nawaz Shaikh, secrétaire à l'Intérieur chargé des prisons de la province du Sind (sud).

"Deux autres, Talha et Saeed, subiront la peine capitale pour des meurtres à caractère sectaire le 15 janvier", a-t-il ajouté.

Jeune homme tué

Quant à Shahfaq Hussain, il sera "exécuté pour le meurtre d'un enfant le 14 janvier". Le jeune homme avait 15 ans lorsqu'il avait été condamné à mort pour l'enlèvement et le meurtre d'un garçon de sept ans en 2004.

Les organisations de défense des droits de l'homme se sont insurgées contre cette peine, estimant qu'il aurait dû être jugé par un tribunal pour mineurs et ne pas être condamné à la peine capitale, qui ne peut pas être prononcée à l'encontre de mineurs au Pakistan.

Centaines de morts en vue

Le Pakistan a levé son moratoire sur la peine capitale en vigueur depuis 2008 à la suite du massacre le 16 décembre par un commando taliban de 149 personnes, dont une majorité d'élèves dans une école de Peshawar (nord-ouest). Sept condamnés ont déjà été pendus.

Les autorités pakistanaises ont annoncé qu'elles prévoyaient d'exécuter 500 condamnés au cours des semaines à venir, soulevant les protestations des organisations de défense des droits de l'homme. Ces dernières affirment que le Pakistan abuse du recours aux lois et tribunaux antiterroristes pour juger les crimes de droit commun.