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114 passagers tués dans un crash au Kenya

L'épave d'un avion de ligne kényan qui s'est écrasé samedi peu après son décollage de Douala, au Cameroun, n'a toujours pas été localisée. L'appareil transportait 114 personnes, dont un Suisse. Des hélicoptères et des villageois participent aux recherches. Le Boeing 737-800 de la compagnie Kenya Airways a disparu des écrans-radars après avoir décollé de Douala peu après minuit pour Nairobi, alors que que sévissait un violent orage. Le dernier message radio entre la tour de contrôle et le pilote a été échangé deux minutes après le décollage, a précisé une source proche de l'Agence pour la sécurité et la navigation aérienne en Afrique (Asecna).

07 mai 2007, 12:00

L'avion assurait la liaison entre Abidjan, en Côte d'Ivoire et Nairobi, au Kenya, via Douala, capitale économique et premier port du Cameroun. Il était en service depuis six mois et n'avait jamais connu de problème technique, a assuré la compagnie aérienne.

Plus de 24 heures après la disparition du Boeing, la compagnie aérienne et les autorités camerounaises se refusaient toujours hier à parler officiellement d'accident. Leurs responsables ont toutefois confirmé, sous couvert de l'anonymat, que l'avion n'avait pu que s'écraser. Plusieurs sources ont évoqué la piste d'un accident provoqué par le mauvais temps. Selon l'une d'elles, un avion de la compagnie Cameroon Airlines qui devait décoller au même moment a d'ailleurs différé son départ à cause du mauvais temps. Le directeur général de Kenya Airways a lui-même indiqué que le Boeing 737 avait retardé son décollage d'une heure à cause de pluies.

L'avion transportait 105 passagers et neuf membres d'équipage, dont au moins 83 Africains, 21 Asiatiques, sept Européens - cinq Britanniques, un Suisse et un Suédois -, un Américain, et deux personnes dont la nationalité n'a pas encore été établie, selon Kenya Airways. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé la présence à bord d'un ressortissant suisse.

Tout au long de la journée de samedi, des hélicoptères et des villageois à moto ont quadrillé en vain, sous une forte pluie, le vaste rectangle de forêt dense située au sud d'une ligne reliant Douala à Yaoundé, à 250 km plus à l'est. Les brigades de gendarmerie locales ont également été mobilisées, sans résultat. Cette zone est entièrement recouverte de forêt luxuriante et est particulièrement difficile d'accès depuis le sol.

Grâce à la reconstitution de la route probable du Boeing et à la localisation du signal d'une de ses balises de détresse capté samedi à 2h, les autorités ont concentré les recherches sur cette portion située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Yaoundé, a indiqué Kenya Airways. Mais ce signal a été perdu, ce qui laisse craindre que les batteries sont peut-être épuisées. / ats-afp-reuters

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