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Zoophilie dans le Val Terbi: le Ministère public prend la parole

Suite aux multiples cas de zoophilie perpétrés dans le Val Terbi à l'encontre de chevaux et aux vives réactions générées notamment sur la Toile, le Ministère public jurassien a publié un communiqué de presse.

18 févr. 2015, 15:31
Un groupe intitulé "Stop zoophilie Courroux" a vu le jour sur Facebook.

Une jument brutalisée la semaine passée à Courroux, une agression manquée à Vicques samedi dernier, sans compter les deux juments violentées en novembre 2014 et le récent procès d'un zoophile de la région, le sentiment d'insécurité grandit et la colère gronde dans le Val Terbi.

Mobilisation sur le web

Un groupe a vu le jour sur Facebook la semaine dernière. Intitulé "Stop zoophilie Courroux", il réunissait ce mercredi plus de 1'240 personnes. "Nous en avons marre d'avoir tous les matins une boule au ventre lorsque nous nous rendons dans nos écuries car nous avons peur de trouver une fois de plus une jument pleine de sang et mutilée", expliquent les auteurs de la page. "Nous avons l'impression de ne pas être soutenus, ni par les autorités, ni par la police et maintenant nous avons peur."

Problème, ce raz-le-bol prend parfois des allures d'appel à la vengeance. "Pourquoi n'est-il pas encore enfermé?" "Castration directe!" "Il faut lui faire subir le même sors jusqu'a qu'il en crève", peut-on notamment lire dans les commentaires.

Communication du Ministère

Face à ces menaces, le Ministère public jurassien a publié mercredi un communiqué dans lequel il rappelle "que la provocation publique au crime ou à la violence constitue une infraction et peut déboucher sur des poursuites pénales." Et de souligner que "la police et la justice ont permis l'élucidation des trois premiers actes de maltraitance."

Toujours selon le communiqué, des instructions ont été ouvertes quant aux récents actes de maltraitance commis dans le Val Terbi. "Plusieurs personnes ont été auditionnées et des perquisitions ont été faites. Le Ministère public et la police explorent actuellement plusieurs pistes et les enquêtes se poursuivent."

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