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«Nous sommes un peu des MacGyver»

Pas de caviar, ni de grands champagnes. Au Chant du Gros, les stars ne font pas de caprices, assurent les responsables des loges. Mais ils ont parfois des demandes un peu farfelues.

14 sept. 2009, 06:08

«C'est très rare qu'on dise à un artiste qu'une demande n'est pas possible. Nous sommes un peu des MacGyver.» Valentine Berberat, responsable des loges, et Delphine Aubry, du restaurant des artistes, rigolent en se rappelant leurs bons souvenirs. Comme l'équipe de Cali et les Français des Wampas qui échangent leurs vestes pour un concert. Comme Cali qui se coupe les cheveux avant d'entrer en scène, ou encore Jane Birkin qui demande une gamelle pour ses deux chiens, ses «bébés», comme elle les appelle.

Plus que des caprices, ce sont des demandes sympathiques que les artistes formulent. Mais il faut dire que le staff se plie en quatre pour respecter les désirs des artistes. «On suit le contrat à la lettre», explique Valentine Berberat, en poste aux loges depuis cinq ans. «Cette année par exemple, on nous a demandé des cafés ou des bières qu'on ne trouve pas ici. Mais on les a eus. Souvent, les demandes les plus spéciales viennent des artistes étrangers, qui ont l'habitude des produits de chez eux.»

La nourriture est bien souvent le point sensible pour les artistes. «Mais au Chant du Gros, c'est justement ce qu'ils préfèrent», dit fièrement Delphine Aubry. Cinq menus, comme la fondue ou le steak de cheval, des produits frais et de la région, la simplicité fait la différence. «Nous avons proposé une tête de moine à Starsailor», raconte Valentine Berberat. «Il a juste fallu leur montrer comment fonctionnait la girolle. Ils ont vraiment adoré.»

Derrière l'immense tente du Chant du Gros, les artistes n'ont pas la grosse tête. «Ils ne sont pas capricieux. Tout se fait dans le respect.» Jamais de pénibles, vraiment? Valentine Berberat et Delphine Aubry ne nous diront rien. Si ce n'est que certains sont plus exigeants que d'autres. Comme Deep Purple. «Leurs managers sont les plus exigeants que nous ayons jamais eus», racontent les deux responsables. «Quand on a lu le contrat (de quatre pages) avec leurs demandes, on s'est dit que c'était impossible. Finalement, ça l'a fait.»

Entre autres choses, les Anglais demandaient 120 linges, que les responsables ont pu limiter à 40. Vendredi soir, aucun appareil photo ou caméra n'était toléré. Personne n'avait la permission de sortir du restaurant quinze minutes avant le concert.

Mais la palme de la demande la plus spéciale revient à... Deep Purple, encore. Vendredi, un des musiciens du groupe de hard rock a commandé une fondue à l'emporter. Un souhait qu'a exaucé l'équipe du festival, emballant le fromage chaud dans du papier alu. Vraiment très dévouée, l'équipe des bénévoles au service des artistes. /MKO

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