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Le Jurassien Jordane Veya joue la comédie en Belgique

Le jeune Franc-Montagnard de 22 ans poursuit sa formation d'acteur de théâtre au sein de l'Institut des Arts de Diffusion de Louvain-la-Neuve, au sud de Bruxelles. Son engagement lui a valu de décrocher la Bourse Anne et Robert Bloch dotée d'un chèque de 10 000 francs. Jordane Veya n'entend se fermer aucune porte.

28 juil. 2009, 04:42

Avec les artistes, il faut toujours faire attention où l'on met les pieds. Heureusement, Jordane Veya ne se prend pas le chou. L'habitant de Montfaucon serait presque un timide. A 22 ans, il affiche déjà pourtant une formidable carte de visite. En 2008, il obtient avec distinction son diplôme de bachelier en arts du spectacle et technique de diffusion et de communication, option interprétation dramatique, à l'Institut des Arts de Diffusion du Louvain-la-Neuve, sis à une trentaine de kilomètres au sud de Bruxelles. En juin 2009, il décroche son master dans cette même discipline.

Dotée de 10 000 francs, la Bourse Anne et Robert Bloch 2009 destinée à permettre le perfectionnement d'un jeune artiste jurassien, rejaillit sur lui «comme un encouragement plutôt qu'une flatterie. Je n'ai surtout pas envie de m'arrêter là.» Le Franc-Montagnard attaquera à la rentrée sa formation de master 120 spécialisation mise en scène sur l'année scolaire 2009-2010, toujours à Louvain-la-Neuve. Une option fraîchement créée par le prestigieux institut belge. Jordane Veya en sera l'unique élève...

Une fulgurante ascension pour celui qui a démarré sur les planches avec les troupes amateurs du Plain de Saigne et de l'US Montfaucon. «Pour l'instant, je suis acteur de théâtre. Mais comme on ne décide pas, je suis ouvert à tout. Je ne veux me fermer aucune porte.» Ses études belges seront ponctuées par la création complète de la pièce «Postiches», écrite et mise en scène par Jordane Veya, qu'il présentera publiquement en mai 2010 au Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve. Une comédie qui évoque une guerre légendaire mondiale entre les moustaches et les barbes. Elle sera ensuite reprise dans le Jura avant que Jordane Veya entame une tournée internationale, qui pourrait bien l'emmener du côté d'Avignon.

Le Jurassien ne cesse de clamer qu'il ira «là où l'on me proposera quelque chose..» Il s'est déjà engagé avec la troupe pro ajoulote Mimèsis avec laquelle il interprétera une tragédie contemporaine trempée dans l'humour noir en septembre 2010, à la salle du Séminaire à Porrentruy. Durant son apprentissage de théâtre, l'homme a touché à passablement de styles: cinéma, animateur radio, doublage de films... «Doubler un film constitue un véritable métier. On ne peut pas se contenter de lire la bande. On doit jouer notre rôle.»

Pour un acteur, la voix représente l'outil de travail principal. «C'est du 50-50 avec le corps. On la travaille énormément. La respiration est aussi importante. Il nous est déconseillé de fumer. Une hygiène de vie est indispensable. Un acteur n'a pas le droit d'être malade. C'est pourquoi l'administrateur nous répète sans cesse de ne pas postillonner sur le collègue... Le chocolat et la bière endorment l'articulation des lèvres. Mais je ne me prive par autant de faire la fête. Il ne faut pas que ça tourne à l'obsession...»

Dur de se priver de chocolat... /GST

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