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Le fils de l'otage française Sophie Pétronin envisage de partir au Mali pour tenter libérer sa mère

Sébastien Chadaud-Pétronin, le fils de l’otage détenue au Mali, envisage sérieusement de partir pour l'Afrique subsaharienne. Sur la dernière vidéo, qu'il a visionnée dimanche soir, Sophie Pétronin ne s'exprime pas, contrairement à celle qui a été expédiée en juin. On l'y voit en photo, alitée et très affaiblie.

13 nov. 2018, 13:00
La Française Sophie Pétronin a été prise en otage par des ravisseurs jihadistes le 24 décembre 2016. Elle a été enlevée au Mali, où elle avait son orphelinat.

Sébastien Chadaud-Pétronin, tenancier d’un établissement à Porrentruy, ne va plus tarder à partir au Mali pour tenter de libérer sa mère, l’humanitaire Sophie Pétronin. Âgée de 73 ans, celle-ci est retenue depuis fin 2016 en otage au Sahel par le groupe terroriste Jama'at nusrat al-islam wal-muslimin, proche d’Al Qaïda . 

«Les événements s’accélèrent; la récente vidéo que nous avons reçue dimanche montre clairement que son état de santé s’est gravement détérioré et que ses jours sont en danger», commente-t-il. «Ça sent la fin. Nous devons cesser de spéculer sur des manœuvres de manipulation des ravisseurs, nous devons cesser d’attendre et de renvoyer le moment de notre départ là-bas. Il faut maintenant y aller.»

«Alitée et très affaiblie»

C’est avec son père Jean-Pierre Pétronin, 65 ans, qu’il a visionné les images ce week-end. «Les vidéos nous donnant des nouvelles de ma mère nous sont à chaque fois parvenues sur un mode confidentiel. Sur la dernière, nous ne l’y voyons pas s’exprimer. Les gens qui la détiennent évoquent son état, tandis que ma mère apparaît en photo, sur fond d’écran, alitée et très affaiblie. Le propos y est extrêmement préoccupant.»

Après avoir concerté des spécialistes de ce genre de scénarios - des ex-otages, des journalistes spécialisés, des politiques, Sébastien Chadaud-Pétronin est d’avis qu’il y a désormais urgence. Toutefois, il déplore ne pas «pouvoir compter sur l’aide du gouvernement français, qui nous refuse son appui sur place».

«D'otage oubliée, je vais basculer à l'otage sacrifiée»

Selon ses proches, Sophie Pétronin souffrirait d’un cancer et du paludisme. Avant d’être enlevée, l’humanitaire vivait au Mali depuis vingt ans. Elle avait ouvert un orphelinat qui vient en aide aux enfants mal nourris à Gao. En juin dernier, dans une précédente vidéo longue de 7 minutes publiée par la faction jihadiste armée, elle confiait sa crainte: «D'otage oubliée, je vais basculer à l'otage sacrifiée».

Pour rappel, les ravisseurs n’avaient revendiqué la prise en otage que huit mois après l’enlèvement de la médecin nutritionniste originaire de Bordeaux. «La haine de l’Occident semble être le mobile», faisait observer à l’époque Sébastien Chadaud-Pétronin. Aucune rançon n’a été réclamée. Six autres hommes et femmes, dont la missionnaire bâloise Béatrice Stockly, sont également toujours captifs.

«Dès les heures qui ont suivi la disparition de ma mère, décidé à retrouver  sa trace, j’ai régulièrement fait des allers-retours entre Porrentruy, où je tiens une brasserie, et le Mali.»

 

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