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Le Chant du Gros intègre les requérants d’asile

Chaque année, des requérants d’asile hébergés au centre d’accueil de Belfond donnent un coup de main pour nettoyer le site. En échange, ils participent au festival et découvrent un événement culturel de la région.

05 sept. 2016, 18:10
/ Màj. le 06 sept. 2016 à 06:30
Les requérants d'asile aident à nettoyer le site du Chant du Gros après les festivités.

Depuis quelques années, des demandeurs d’asile logés à Belfond collaborent au nettoyage du Chant du Gros, au lendemain des festivités. Une quinzaine de volontaires participent à l’opération. "Il y aurait en fait beaucoup plus d’intéressés", note Joël Vallat, travailleur social sur le site franc-montagnard de l’Association jurassienne d’accueil des migrants (Ajam). "Dès qu’on leur propose une activité, ils sont preneurs, car pour eux, les journées sont longues." 

C’est à la dernière minute que la liste des participants est définie, car il y a beaucoup de changement dans un centre d’accueil. "Les requérants sont théoriquement ici pour une durée de cinq mois, mais ils dépendent de décisions administratives et peuvent être déplacés à tout moment."

Encadrement organisé

Ce partenariat avec le Chant du Gros est né d’une discussion, il y a quelques années, entre Gilles Pierre, le patron du festival, et Francis Charmillot. Pour le directeur de l’Ajam, ce type de collaboration ne présente que des avantages. "C’est une activité occupationnelle et socialisante, qui permet à ces gens de bouger et de se changer les idées." En même temps, cette participation offre un coup de main au Chant du Gros.

Pour que tout se déroule au mieux et éviter que les migrants soient utilisés comme une main d’œuvre facile, l’Ajam a ses exigences: "Nous demandons que les requérants soient encadrés et respectés, et qu’ils soient intégrés avec les bénévoles." Afin qu’ils sachent dans quoi ils s’embarquent, un traducteur leur présente les enjeux de l’opération et ce qu’on attend d’eux. 

En contrepartie du service rendu, les requérants reçoivent 50 francs par jour, financés par le Chant du Gros et versés au titre d’activité occupationnelle. Ils reçoivent aussi une entrée au festival. 

Partenariats divers

Le Chant du Gros a d’autres partenariats, notamment avec les écoles du Noirmont, qui participent au nettoyage. Mais aussi avec l’Espace formation emploi Jura (Efej), à Bassecourt. Des demandeurs d’emploi placés dans cette structure mettent la main au montage et au démontage du festival.

"Ce sont de beaux moments", note le boss du festival, Gilles Pierre. "Ils se donnent beaucoup physiquement. Il en ressort des échanges incroyables. C’est là qu’on se dit que même chez nous, dans le Jura, il y a des gens qui ne peuvent pas se payer de la viande tous les jours."

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