L'homme carbonisé dans sa voiture hybride aux Breuleux s'est sans doute suicidé

L'homme qui a péri le 31 décembre dernier dans l'incendie de sa voiture hybride aux Breuleux s'est vraisemblablement suicidé, selon le Ministère public jurassien.

10 avr. 2018, 10:56
Le drame est survenu dans une station-service des Breuleux le 31 décembre dernier.

L'homme décédé dans l'incendie de son véhicule hybride le 31 décembre dernier dans une station à essence des Breuleux a sans doute mis volontairement fin à ses jours, indique le Ministère public jurassien dans un communiqué.

L’enquête a permis d’établir que l’explosion suivie de l’incendie du véhicule sont dus à l’inflammation rapide d’un mélange gazeux de combustible et d’air qui s’était établi à l’intérieur de l’habitacle du véhicule. Aucune anomalie dans le fonctionnement de la colonne à essence n’a été constatée, les protocoles de maintenance ayant été vérifiés et aucun défaut constaté.

Pas un problème technique

Les examens réalisés sur le véhicule sinistré (type Toyota Prius Hybride) et sur un véhicule de comparaison ont permis d’exclure l’hypothèse d’un problème technique sur le véhicule qui aurait pu causer une accumulation de vapeurs d’essence contenue dans l’installation de carburant. Toutes les procédures de rappels ont été respectées et correctement exécutées, selon le Ministère public.

Les analyses de prélèvements effectués à l’intérieur du véhicule, sur le corps de la victime et sur des tissus calcinés de la victime, ont montré la présence d’un produit inflammable de type «essence» sur chacun des prélèvements. Les témoignages et les images du drame permettent d’affirmer que la victime était seule au moment des faits et donc d’exclure l’intervention d’un tiers.

"Dès lors et tenant compte des informations résultant de l’enquête et de l’instruction sur les jours précédant le drame, notamment des documents découverts à son domicile et des recherches effectuées sur son ordinateur relatives aux moyens de suicide, il s’agit très vraisemblablement d’un acte volontaire et désespéré de la victime", conclut le Ministère public.
 

par Nicolas Heiniger