Coups bas et parties de boules à la pelle

02 nov. 2010, 11:30

CRITIQUE - PAR DELPHINE WILLEMIN

C'est une prestation aboutie qu'a livrée le Théâtre à 1000 mètres en fin de semaine dernière aux Breuleux, avec la comédie de Cyrille Dehlinger « 14 Juillet ». La jeune troupe amateur a su polir les angles depuis l'année passée. Les détails de la mise en scène ont été soignés par Judith Beuret et Olga Beurret.

L'aspect burlesque de la pièce est assumé. Les Boffe, un couple de bouchers, et les Le Brochu, une famille bourgeoise, se retrouvent coincés dans la même maison de vacances, suite à une erreur de réservation. La confrontation de ces personnages volontairement caricaturaux fait des étincelles, conférant au spectacle un air de bande dessinée. Les six comédiens évoluent de mimiques en postures expressives.

Contraste dans le contraste, le couple Le Brochu est magistralement campé par Anne-Astrid Vettese Barrow et Stephan Bernhard. Soumis à sa dominatrice de femme, ce petit-bourgeois tendu chancelle à chaque fois qu'elle lui hurle dessus, tel un ouragan. Impuissant, il tente malgré tout de trouver une solution pour sauver les vacances familiales. Tandis que son épouse multiplie les mesquineries pour jeter dehors les nouveaux arrivants, il redécouvre sa liberté en allant jouer à la pétanque avec Monsieur Boffe (Ignace Beuret), pas perturbé par les circonstances.

L'objectif d'offrir un moment de divertissement et de légèreté est atteint. Le public a réagi généreusement. Dernière représentation demain, à 20h, à la salle de spectacles des Breuleux. Réservations au Marché Boillat 032 954 11 05 ou à la banque Raiffeisen des Breuleux 032 954 11 47