Davantage de moyens pour l'escrime suisse ces prochaines années

La Fédération suisse d'escrime (Swiss Fencing), qui s'est longtemps appuyée d'abord sur les bonnes volontés et la passion de ses dirigeants, se professionnalise. Trois nouveaux postes à plein temps sont créés cet été.

01 août 2012, 16:59
L'ancienne championne Sophie Lamon prend progressivement ses nouvelles fonctions de manager de l'élite à Swiss Fencing.

Au-delà du fiasco olympique de Londres, les moyens mis en place doivent permettre de bien préparer les Championnats d'Europe 2015 à Montreux et les JO 2016 à Rio.

«Swiss Olympic va nous allouer plus de moyens financiers, mais en échange nous devons changer nos structures», ont expliqué en marge du tournoi olympique le président de la Fédération Olivier Carrard et le chef du sport d'élite Gabriel Nigon. L'idée est notamment de monter deux équipes compétitives pour les Européens dans trois ans. Si les hommes sont déjà parfaitement à niveau, il y a du pain sur la planche côté féminin, où Tiffany Géroudet est un peu esseulée.

L'ancienne championne Sophie Lamon, qui attend un heureux événement, prend progressivement ses nouvelles fonctions de manager de l'élite à Swiss Fencing. Parallèlement, la Fédération a engagé le Français Hervé Faget comme nouvel entraîneur, à plein temps, pour les juniors et les M23. Faget est du reste l'ancien coach de Lamon.

Un poste administratif à plein temps

Les entraîneurs italiens de l'équipe de Suisse Angelo Mazzoni et Gianni Muzio voient leur bail prolongé, jusqu'à Rio si tout va bien, mais sur une base un peu réduite pour Muzio, qui a émis le souhait de moins voyager. «Même avec un nouveau coach pour la relève, nous ne sommes pas particulièrement bien lotis face aux grands pays de l'escrime, qui engagent jusqu'à cinq ou sept entraîneurs», précise Gabriel Nigon.

Pour organiser les Championnats d'Europe à Montreux, la Fédération suisse peut compter sur l'aide financière de la Confédération. En outre, une Fondation est en place, avec Marcel Fischer, pour tenter de recueillir des fonds. L'argent n'est pas tout, il convient aussi de trouver les bons entraîneurs, disposant du charisme nécessaire. Et d'avoir une politique qui tienne la route. A ce sujet, la stratégie reste la même pour l'avenir: une focalisation sur l'épée, «là où nous avons la tradition et les succès», relève encore Nigon. La Fédération, vu le réservoir restreint de tireurs en Suisse, n'entend pas faire d'effort particulier pour développer le fleuret ou le sabre.