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Un appel aux réformes

L'association faîtière en crise réclame des réformes tous azimuts. Autant pour elle-même que pour la place économique helvétique La traditionnelle Journée de l'économie d'Economiesuisse à Zurich a été marquée par les appels aux réformes. Réformes internes pour l'association faîtière et externes pour la place économique helvétique qui a besoin de meilleures conditions-cadre.

03 sept. 2006, 12:00

Economiesuisse ne s'est jamais aussi bien portée qu'aujourd'hui, a déclaré le président de l'organisation faîtière Ueli Forster devant un parterre de 500 représentants des milieux économiques et politiques. Certains membres ressentent un malaise, a-t-il reconnu.

Dans la tourmente

Tous veulent d'une économie qui parle à l'unisson, mais plus le monde évolue rapidement, plus les revendications individuelles des firmes et des branches divergent. «Mais les réformes exigées récemment seront prises au sérieux», a ajouté Ueli Forster.

Depuis plusieurs mois, Economiesuisse fait face aux menaces de démission de membres qui estiment que les banques et les géants pharmaceutiques prennent trop de poids. L'organisation a aussi vécu la démission de son futur président.

Andreas Schmid, qui vient de quitter la présidence du conseil d'administration de Kuoni, aurait dû entrer en fonction aujourd'hui même. Ueli Forster a finalement dû conserver son poste jusqu'en novembre.

Le président de la Confédération Moritz Leuenberger a lui aussi relevé dans son discours les difficultés à réunir sous un même toit les intérêts de plusieurs entreprises. Si les positions en matière d'économie conduisent à des conflits, les décisions politiques sont encore plus complexes.

Longues procédures

Politique et économie doivent travailler de pair. De nombreux managers ont du mal à accepter la démocratie directe de la Suisse avec ses longues procédures de consultation. Mais à la longue, elle instaure des conditions claires et prévisibles pour les milieux économiques, a estimé Moritz Leuenberger. Les réformes d'Economiesuisse ne seront sensées que si elles contribuent à améliorer la qualité de la place économique helvétique face à la concurrence, surtout européenne, a affirmé Ueli Forster.

Cet objectif devrait être accompagné par une agriculture qui ne représente pas d'obstacle à la conclusion de futurs accords. «Sinon, l'Union européenne va nous dépasser et nous nous retrouverons sur le bas-côté en matière de politique commerciale», a mis en garde Ueli Forster.

Une Europe forte

Invité d'honneur de cette Journée de l'économie, Ernest Antoine Seillière, ancien président des patrons français et actuel président du patronat européen, s'est dit convaincu de la force économique de l'Europe.

Mais elle doit elle aussi faire de nouveaux efforts. Ceux-ci passent par un assainissement durable du système social européen et une intégration du marché intérieur européen. / ats

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