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Les vainqueurs de l’affaire Sika

Sika, Saint-Gobain et la famille héritière Burkard ont résolu, hier, le bras de fer qui les opposait depuis près de trois ans et demi.

12 mai 2018, 00:01
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trois ans et demi de conflit entre Saint-Gobain, multinationale française, dans le rôle du prédateur, et Sika, gros spécialiste suisse de la chimie du bâtiment, dans celui de la proie, se concluent en plein pont de l’Ascension par un accord sous forme de compromis. Sika sauvegarde son indépendance; Saint-Gobain s’installe comme actionnaire de référence; la famille Burkard, qui occupait ce rôle au travers de sa holding familiale Schenker-Winkler (SWH), peut vendre à un prix encore plus élevé que celui prévu initialement; et les actionnaires minoritaires se disent contents de la situation. Mais qui tire réellement les marrons du feu de cet imbroglio?

Système aboli

L’accord se présente comme une fusée à plusieurs étages. Le premier concerne Saint-Gobain. Le paquet de 16,7% des actions nominatives qu’il avait convenu d’acquérir auprès de la famille Burkard en décembre 2014 va finalement lui échoir. Il paiera une prime de 500 millions de francs,...

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