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Les industriels implorent le secours étatique

Les marchés financiers ont continué de chuter hier et les appels à l'aide se multiplient, notamment pour venir au secours du secteur automobile.

19 nov. 2008, 18:24

Deux jours après une réunion du G20 qui ne semble pas avoir rassuré les opérateurs, ceux-ci se tournent vers les Etats, priés de prendre des initiatives, notamment budgétaires, pour atténuer les effets de la crise.

Lundi, une cinquantaine de groupes industriels européens ont ainsi appelé les pouvoirs publics à l'action pour redynamiser l'économie, notamment par des «relances budgétaires d'une ampleur exceptionnelle».

Mais aux Etats-Unis, le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a souligné qu'il ne comptait pas puiser davantage dans les 700 milliards de dollars mis à sa disposition par le Congrès pour sauver les banques d'ici à la prise de fonction du président Barack Obama, le 20 janvier. Or les mauvaises nouvelles ne cessent de s'accumuler. La banque américaine Citigroup, très affaiblie par la crise financière, a annoncé lundi qu'elle allait tailler massivement dans ses effectifs, avec la disparition de 50 000 emplois dans les prochains mois.

Plombée par ces annonces, Wall Street avait nettement chuté en soirée, le Dow Jones perdant 2,63%, dans la foulée des places européennes. Celles-ci poursuivaient le mouvement hier matin: à 10h30 GMT (11h30 HEC), Zurich perdait 1,03%, Paris abandonnait 1,35%, Londres 1,54% et Francfort 1,32%.

Plombé par la crise, le secteur automobile était l'objet de toutes les attentions en ce début de semaine, et ce des deux côtés de l'Atlantique.

Aux Etats-Unis, après l'enveloppe de 25 milliards de dollars de prêts décidée en septembre, une nouvelle tranche de 25 milliards doit être discutée au Congrès, alors que les trois grands constructeurs américains - General Motors, Ford et Chrysler - sont en plein marasme.

En Europe, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a plaidé hier pour une «stratégie européenne de sauvetage» pour l'industrie automobile, en réaction au plan américain en préparation.

«Si le gouvernement américain sauve Ford, General Motors et Chrysler de la faillite à coups de milliards de dollars, nous ne pouvons rester de simples spectateurs et laisser les constructeurs européens tous seuls», a-t-il déclaré.

Les constructeurs automobiles européens ont demandé en octobre une aide chiffrée à 40 milliards d'euros sous la forme de prêts à taux réduit, ainsi que des primes pour inciter les consommateurs à remplacer leurs voitures. /ats

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