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Le patron emprisonné

Le patron du portail internet Livedoor a été interpellé hier avec plusieurs autres dirigeants. Le groupe pourrait être cédé ou mis en faillite Le jeune patron déchu du populaire portail internet Livedoor, Takafumi Horié, au centre d'un scandale boursier qui ébranle le Japon depuis une semaine, a été arrêté. Plusieurs autres dirigeants ont été interpellés.

25 janv. 2006, 12:00

Takafumi Horié, 33 ans, a été longuement interrogé hier après-midi dans les bureaux du procureur de Tokyo, ont annoncé deux agences de presse nippones. Les magistrats avaient déjà entendu vendredi trois autres hauts dirigeants de Livedoor. Aucune inculpation ni arrestation n'avait eu lieu jusqu'à présent dans cette affaire.

Vers la faillite

L'hypothèse d'une faillite ou d'un démantèlement du groupe internet est désormais ouvertement évoquée par le marché. L'action a été suspendue pour la cinquième journée. Le titre a perdu 64% de sa valeur depuis les premières perquisitions à son siège il y a une semaine dans le cadre d'une enquête pour délits boursiers.

Il cote actuellement à 256 yens, soit une valorisation globale de 269 milliards de yens (2,95 milliards de francs). Selon les calculs de KBC Securities, c'est la valeur la plus basse possible dans l'hypothèse d'une vente du groupe.

«L'effondrement du «grand magasin de brigandage» Livedoor est de plus en plus proche», déclare pour sa part l'institut de recherche Daiwa dans une note. «Le marché évoque désormais la faillite ou le démantèlement et la cession du groupe.» Si Livedoor est jugé coupable de manipulation des comptes, l'action, déjà placée dans une section sous surveillance, devrait être rapidement retirée de la cote. Le groupe est soupçonné d'avoir communiqué de fausses informations aux investisseurs.

Séisme boursier majeur

L'affaire Livedoor a fortement secoué la Bourse de Tokyo la semaine dernière. La deuxième place boursière mondiale a été débordée par l'afflux de ventes et a dû stopper les transactions avec vingt minutes d'avance mercredi pour éviter une surcharge de son système de traitement des opérations.

La justice a perquisitionné lundi dernier au siège du groupe internet et de plusieurs de ses filiales, ainsi qu'au domicile de Takafumi Horié. Rien n'a officiellement filtré sur l'enquête. Mais selon les médias, Livedoor, symbole discrédité de la «nouvelle économie» japonaise triomphante, a orchestré une complexe et habile opération de manipulation de cours en 2004.

Comptes truqués

Il aurait lancé une offre publique d'échange d'actions sur une société qu'il avait déjà secrètement achetée via un fonds d'investissement écran. Toujours selon les médias japonais, Livedoor a aussi truqué ses comptes arrêtés au 30 septembre 2004 pour maquiller une perte et accélérer l'acquisition d'une équipe de base-ball professionnelle. /ats-afp-reuters

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