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«Le Matin bleu» mourra dans une semaine

Le journal gratuit issu de la fusion du «Matin bleu» et de «20 minutes» portera le nom de cette dernière parution. La nouvelle formule sera lancée en novembre. Dix licenciements annoncés.

19 sept. 2009, 09:27

Le «Matin bleu» paraîtra vendredi prochain pour la dernière fois. Edipresse et Tamedia ont précisé leurs intentions après le feu vert de la Commission de la concurrence (Comco) à la reprise des activités suisses de l'éditeur lausannois par le zurichois. Les rédactions réunies s'attelleront à la nouvelle formule, qui intégrera des éléments du titre disparu, dans le futur «20 minutes».

Comme annoncé début mars, le rédacteur en chef du «Matin Bleu» Tristan Cerf prend la tête de la nouvelle rédaction. Son homologue de «20 minutes», Philippe Favre devient rédacteur en chef du web. Joseph Crisci («20 Minutes») sera le directeur de la nouvelle entité, et Serge Reymond (directeur d'Edipresse Suisse) prend la présidence du conseil d'administration.

Le maintien du nom «20 minutes» permet d'assurer la combinaison publicitaire avec «20 Minuten» en Suisse alémanique, expliquent Tamedia et Edipresse. Le journal alémanique sera aussi remanié et enrichi de certains éléments graphiques du «Matin bleu».

Les deux éditions régionales Genève et Vaud-Régions que le «Matin bleu» connaît aujourd'hui seront réintroduites début 2010. Le tirage du «20 minutes» fusionné se situera autour de 210 000 exemplaires. Il sera imprimé au Centre d'impression Edipresse de Bussigny.

En raison des départs déjà survenus au sein des rédactions, le nombre de licenciements sera réduit à 10 personnes (9,3 postes). Lors de l'annonce de la fusion, une vingtaine de licenciements, sur 70 postes, avaient été évoqués. Des mesures d'accompagnement sont prévues à l'intention des personnes licenciées, assurent les éditeurs.

Les syndicats Comedia et Impressum exigent qu'aucun licenciement ne soit prononcé et que ces personnes soient reclassées au sein des autres titres du groupe. Impressum relève que les éditeurs n'ont pas respecté la convention collective en ne consultant pas le personnel avant d'annoncer les licenciements. Ce syndicat attend que les mesures de licenciements soient suspendues. /ats

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