Votre publicité ici avec IMPACT_medias

La zone euro tente d'éteindre l'incendie sur les marchés

06 août 2011, 04:15

Après des mouvements de panique sur les marchés, les dirigeants européens se sont mobilisés hier pour rassurer des investisseurs inquiets d'une contagion de la crise de la dette, seulement deux semaines après un sommet censé régler ce problème. Berlin, Paris, Rome et Londres veulent une mise en œuvre rapide des décisions du sommet de Bruxelles du 21 juillet sur la crise et la zone euro, a indiqué hier un porte-parole de la chancellerie à Berlin. Il s'exprimait après des entretiens tenus par Angela Merkel avec le président français Nicolas Sarkozy, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et le premier ministre britannique David Cameron. Outre une conversation téléphonique avec la chancelière allemande, Nicolas Sarkozy s'est de son côté entretenu avec Silvio Berlusconi et le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero, pour évoquer les tensions sur les marchés. Il devait également parler dans la soirée avec le président américain Barack Obama, a-t-on indiqué à l'Elysée. En début de soirée, Silvio Berlusconi a annoncé que Paris et Rome avaient décidé d'un commun accord de convoquer un G7 finance anticipé qui se tiendrait «dans quelques jours.» Son porte-parole a toutefois précisé ensuite dans un communiqué qu'il s'agissait «d'une réflexion encore en cours et non d'une décision déjà prise». Le chef du gouvernement italien s'est quant à lui entretenu au téléphone avec son homologue espagnol José Luis Zapatero et le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy. Rien n'a filtré sur la teneur de ces entretiens, mais ceux-ci surviennent alors que les Bourses continuent de céder à la panique et que les taux espagnols et italiens atteignent des sommets sur le marché obligataire. La mobilisation politique va même dépasser les frontières de la zone euro. En Grande-Bretagne, les autorités britanniques doivent se réunir d'urgence pour examiner la situation de la zone euro. Cette réunion doit rassembler des représentants du Trésor, de Downing Street et du Foreign Office.

«Aucun pays n'est immunisé contre ces problèmes», a estimé le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague, en faisant référence à la crise de la dette. Revenu exprès de vacances, le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a été le premier à intervenir hier, à Bruxelles. Lors d'une conférence de presse à la mi-journée, il a rappelé que l'accord trouvé par les dirigeants de la zone euro pour faire face à la crise de la dette, au terme d'un sommet extraordinaire, comportait de nombreux points techniques et prenait du temps. La Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds européen de soutien (FESF) travaillent «nuit et jour», a-t-il assuré. Il s'agit «d'une affaire de semaines et de non de mois», a-t-il martelé, de nombreuses avancées étant attendues en septembre, quand les Parlements nationaux devront adopter les décisions prises le 21 juillet. Le fonds dispose actuellement d'une capacité effective de prêts de 440 milliards d'euros, une enveloppe insuffisante pour sauver un pays de la taille de l'Italie.

Ces déclarations ont été boudées par les marchés financiers, qui se sont uniquement focalisés sur le rapport sur l'emploi américain. Meilleurs que prévu, ces chiffres ont permis aux Bourses de rebondir temporairement avant qu'elles ne rechutent à la clôture. ats-afp

Votre publicité ici avec IMPACT_medias