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La bataille pour le rachat d'ABN Amro s'intensifie

La bataille pour le rachat de la banque néerlandaise ABN Amro s'est encore intensifiée hier. Trois concurrentes européennes, à la lutte avec la britannique Barclays dans cette affaire, se sont montrées prêtes à lancer une contre-offre hostile. Royal Bank of Scotland (RBS), la belgo-néerlandaise Fortis et l'espagnole SCH, associées au sein d'un consortium, ont annoncé leur intention de lancer une offre publique d'achat, alors que la direction d'ABN Amro, la veille, leur avait interdit de le faire avant un an sans feu vert préalable de sa part.

28 avr. 2007, 12:00

Le consortium a souligné que le droit néerlandais l'empêchait de dévoiler le montant de son OPA. Mais il a rappelé avoir mis sur la table 72 milliards d'euros (118 milliards de francs) mercredi, face aux 67 milliards (110 milliards de francs) proposés par Barclays et acceptés par ABN, pour la plus grosse bataille bancaire de l'histoire. La direction d'ABN Amro avait tenté jeudi de s'opposer aux trois banques, en conditionnant leur examen de ses comptes à une clause selon laquelle elles ne pourraient pas lancer d'OPA avant un an sans feu vert préalable de sa part.

Royal Bank of Scotland, Fortis et SCH ont demandé à la banque néerlandaise de supprimer cette clause. Mais une source proche du consortium a indiqué vendredi que l'accord de confidentialité n'avait pas encore été signé, ce qui ouvre la voie à une éventuelle contre-offre hostile selon les analystes.

«Nous n'avons pas encore obtenu l'accès aux comptes, car nous n'avons pas encore clarifié ce point», a déclaré cette source. «Notre préférence reste de progresser de façon constructive vers un accord et nous espérons travailler avec ABN à cette fin. Il nous fallait faire cette déclaration formelle pour laisser toutes les options ouvertes», a-t-elle ajouté. «Ils pourraient bien lancer une offre hostile. Pas tout de suite, mais ils pourraient le faire», a commenté Ian Gordon, analyste de Dresdner Kleinwort, ceux de Bear Stearns tirant la même conclusion.

Ce nouvel épisode d'une saga qui dure depuis deux mois intervient au lendemain d'une assemblée générale houleuse des actionnaires d'ABN à l'encontre de la direction. Une résolution lui réclamant de vendre la banque au plus offrant, alors qu'elle paraît privilégier jusqu'à présent l'offre de Barclays d'un montant inférieur, a été votée par les investisseurs.

L'Association des actionnaires néerlandais EVB a en outre exigé d'être consultée sur la vente de la filiale américaine d'ABN Amro, LaSalle, au c?ur de l'affaire.

Promise à Bank of America pour 21 milliards de dollars dans le cadre de l'accord passé avec Barclays, la filiale intéresse beaucoup RBS, qui ne veut pas racheter ABN sans elle. / ats-reuters

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