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L'UBS a trouvé un successeur à son président Kaspar Villiger

02 juil. 2011, 07:33

L'UBS a trouvé son prochain président. L'Allemand Axel Weber (54 ans) devrait succéder en 2013 à Kaspar Villiger à la tête de la banque. L'ancien président de la Bundesbank avait aussi été pressenti un temps pour prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE).

Le conseil d'administration de l'UBS proposera la candidature d'Axel Weber à l'assemblée générale du 3 mai 2012. S'il est élu, il deviendra alors vice-président non indépendant, succédant à ce poste à Michel Demaré. Il reprendrait ensuite la présidence de l'organe de surveillance un an plus tard, a indiqué hier le numéro un bancaire suisse.

«Sa nomination assurera la stabilité et une transition en douceur au sein du conseil», a commenté l'actuel président, Kaspar Villiger, cité dans le communiqué. Aujourd'hui âgé de 70 ans, l'ancien conseiller fédéral avait été nommé en 2009 à la tête de la banque, alors en pleine crise.

Longtemps favori

Commentant sa future activité au sein de l'UBS, Axel Weber a pour sa part souligné que «deux éléments revêtiront une importance cruciale à l'avenir: la stabilité et une orientation stratégique à long terme».

Axel Weber a présidé la banque centrale allemande pendant sept ans exactement. Il a quitté la Bundesbank fin avril 2011, un an plus tôt que ne le prévoyait son mandat, enterrant par la même occasion les espoirs de Berlin de voir un Allemand diriger la politique monétaire européenne. Axel Weber, sur lequel la chancelière Angela Merkel avait misé toutes ses cartes, cueillait alors les dirigeants allemands à froid en annonçant qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat et en laissant entendre par la même occasion qu'il abandonnait l'idée d'être porté à la tête de la Banque centrale européenne (BCE).

Transparence sur les rémunérations

Il avait longtemps fait figure de favori à la succession du Français Jean-Claude Trichet. Mais son intransigeance ne plaisait pas à tout le monde: ses prises de position tranchées, et notamment ses attaques répétées contre le programme de rachats d'obligations publiques lancé par la BCE au printemps 2010, avaient inquiété ses partenaires de la zone euro.

Dans un communiqué séparé, l'UBS a dévoilé le détail des conditions salariales de son futur président (lire aussi ci-dessous). La banque explique qu'Axel Weber «désire assurer dès aujourd'hui la pleine transparence en ce qui concerne ses conditions de travail», alors que la question des rémunérations variables dans le secteur bancaire reste controversée.

Axel Weber recevra d'abord une prime à l'engagement de 2 millions de francs et 2 millions d'actions bloquées pendant un an, après son élection par l'assemblée générale l'an prochain.

En outre, il touchera 1,5 million de francs et 150 000 actions bloquées pour quatre ans lors de son année de vice-présidence. En tant que président, la banque lui versera un salaire de base de 2 millions de francs et 2 millions d'actions bloquées pour quatre ans.

Cette rémunération est plus substantielle que celle perçue par Kaspar Villiger. Ce dernier a reçu au titre de l'exercice écoulé près de 1,5 million de francs, dont 850 000 francs en salaire de base et des actions bloquées pendant quatre ans pour un demi-million de francs.

Réactions globalement positives

La nomination d'Axel Weber a suscité des réactions globalement positives dans la communauté financière, bien que les investisseurs restent prudents au vu des incertitudes qui pèsent sur le secteur bancaire. Les analystes voient dans le futur président un dirigeant compétent, expérimenté et disposant d'un réseau important.

Dans le monde politique suisse, la désignation n'a guère provoqué de vagues. Tout au plus le Parti socialiste, fidèle à ses critiques habituelles contre le secteur financier, accuse-t-il l'UBS d'avoir choisi un «hardliner de la politique monétaire dénué de tout sens politique». / ATS

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