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L'euro caracole en tête, le dollar s'essouffle

Après avoir franchi le seuil de 1,40 dollar jeudi, l'euro a poursuivi hier sa progression, atteignant 1,4120 dollar. Une vigueur qui traduit surtout la faiblesse du billet vert sur fond de crainte de grave ralentissement économique aux Etats-Unis. Même le dollar canadien est passé hier au-dessus du dollar américain, alors que la parité n'avait pas été vue depuis novembre 1976 entre les deux monnaies. Le yen était solide aussi à 115,35 dollars, alors que le billet vert ne se négociait plus qu'autour de 1,17 franc suisse. La livre en revanche ne retrouvait pas ses plus hauts atteints en juillet à 2,0627 dollars, en raison de faiblesses à domicile liées à la crise de la banque Northern Rock. Elle valait 2,0145 dollars. Le dollar a été très affaibli par la baisse de 50 points de base d'un coup annoncée par la Fed, la banque centrale américaine, qui a ramené son taux directeur à 4,75% mardi soir. Les explications données à ce geste jeudi par le président de la Fed, Ben Bernanke, n'ont pas été de nature à rassurer beaucoup sur l'état de santé de l'économie américaine.

22 sept. 2007, 12:00

Il a reconnu que les conséquences de la crise du marché hypothécaire aux Etats-Unis «dépassaient les prévisions les plus pessimistes» et que le geste fort de mardi avait pour but d'éviter une contagion de cette crise financière à l'«économie réelle». Les turbulences sur les marchés ont «accru les incertitudes sur les perspectives de la croissance mondiale». Pour autant, le système financier mondial est dans une «position relativement solide» pour sortir de la crise, a-t-il assuré. Le secrétaire au Trésor Henry Paulson a pour sa part relevé «des signes encourageants» sur certains marchés du crédit, tout en admettant que ceux-ci ne fonctionnent pas encore «de façon normale». Il a compté sur «la force intrinsèque de l'économie pour permettre une poursuite de la croissance».

D'autres analystes s'interrogeaient aussi sur le risque de voir une montée d'inflation générale après cette baisse du dollar, les investisseurs des pays hors dollar se ruant sur les matières premières généralement libellées dans la devise américaine, qu'ils peuvent avoir du coup à meilleur prix. Le baril de pétrole a battu des records historiques jeudi à 84,10 dollars à New York et 79,28 dollars à Londres. L'once d'or était ainsi à ses plus hauts depuis 27 ans.

Dans la foulée, les monnaies des gros pays producteurs de pétrole ou de matières premières, comme les dollars australien et néo-zélandais, touchaient des plus hauts depuis six semaines, à l'image également de la progression du dollar canadien. / ats

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