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«Le Parrain II» cherche sa moitié

Au cinéma, «Le Parrain» a prouvé sa valeur. En jeux vidéo, tout reste à faire. La faute à un premier épisode moyen et un deuxième («Le Parrain II») qui peine à convaincre.

11 avr. 2009, 04:15

Débutons avec les bons côtés, car ils sont nombreux. «Le Parrain II» installe définitivement la stratégie dans la famille des simulations de malfaiteurs type «GTA IV».

Dominique, le héros chef de famille, est accompagné de trois coéquipiers. Ils se recrutent en ville en fonction de leurs qualités et de vos besoins. Un spécialiste en explosif, un incendiaire, un gros bras, un cambrioleur ou un soigneur composent votre famille de sept personnes (trois au début). Plus en profondeur, pour chaque membre, le joueur achète des améliorations afin de les rendre plus efficaces. Comme seulement trois d'entre eux vous accompagnent, les autres se retrouvent, à votre demande, à protéger des commerces stratégiques. Et c'est là le cœur du jeu.

Dans chaque quartier des villes (New York, Miami et La Havane), vous prenez le contrôle de bars, d'usines, de chantiers ou de fabriques de drogue par la force. Le scénario est toujours le même, vous attaquez la cible avec vos trois acolytes, vous liquidez tous les gardes puis vous faites pression sur le patron pour obtenir un pourcentage du business. Une fois l'affaire terminée, vous placez des gardes pour protéger l'établissement en cas d'attaque d'une famille rivale. Attention, car il faut payer vos hommes. Suivez le budget de près.

Globalement, la sauce prend bien. Toute la gestion du patrimoine commercial et du personnel est passionnante. Lorsqu'un de vos biens est attaqué, par le menu «Œil de Don» vous suivez l'évolution de l'affrontement en visualisant le nombre exact d'hommes engagés par chaque camp. En cas de soucis, vous pouvez envoyer un supérieur en soutien. Même lorsque vous êtes en déplacement à Miami, le jeu vous tient au courant des commerces attaqués à New York. Un gros boulot de gestion en perspective.

Le tableau aurait pu (dû!) se terminer par une réalisation de haut vol. Mille fois hélas, Electronics Arts est loin du compte. Visuellement dépassé, «Le Parrain II» propose des villes trop petites (New York pas plus grande que Peseux!), des voitures aussi moches que rares et les rues regardent toujours défiler les mêmes passants (il doit y avoir un nid de jumeaux là-bas). Une mention bien à la modélisation des héros et à un bon doublage en français.

En définitive, «Le Parrain II» livre un jeu à moitié terminé, mais certainement pas à demi-prix. /LCR

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