Corum poursuit son repositionnement vers le haut

03 avr. 2008, 12:00

«Nous n'élargissons pas les lignes. C'est surtout un travail en profondeur.» Directeur général de Corum depuis un peu plus d'un an, Antonio Calce veut poursuivre le repositionnement de la marque chaux-de-fonnière et «confirmer ce positionnement vers le haut». La stratégie est «axée sur le produit et les piliers de la marque».

Exemple? Dans la ligne Admiral's Cup, Corum présente à Bâle «trois chronographes avec trois designs et trois mouvements différents». Il s'agit d'un chronographe automatique avec rattrapante et seconde foudroyante, d'un autre avec fonction rattrapante au centre et d'un dernier automatique. Les prix? De 6000 francs pour le chrono de base à 18 000 avec la fonction foudroyante.

Cette stratégie de repositionnement vise le long terme, «l'intégration des métiers plutôt que le chiffre d'affaires facile», dit Antonio Calce. Il privilégie le développement du capital humain. «Corum a engagé 30 personnes ces deux dernières années.» Des ingénieurs et des horlogers sont notamment venus étoffer les équipes en place. Un renfort qui permet, par exemple, de maîtriser à 100% à l'interne la technique du fameux modèle Golden Bridge.

La nouvelle campagne publicitaire constitue le troisième axe de la politique mise en place. «Notre marque n'a pas des dizaines de millions à investir dans le marketing. Notre produit est mis en avant pour soutenir cette forte identité qui est en train de se développer», précise Antonio Calce. Qui dit publicité, dit aussi distribution. Le réseau est remodelé. «C'est une suite logique. Nous ne vendons pas au même endroit un chrono à 15 000 francs qu'un à 1500.» Par ailleurs, Corum consacre aussi un effort important à la formation de forces de vente.

Aujourd'hui, les responsables de la société mènent une réflexion de fond sur l'approvisionnement en composants. «Nous sommes obligés de nous réveiller.» Même si Corum est une marque de niche et que sa production n'est pas très énorme. Il s'agit plutôt «d'intégrer les métiers nécessaires pour sécuriser notre chiffre d'affaires», précise Antonio Calce.

En résumé, il mise sur «la cohérence de toute la déclinaison produit», n'entend faire «aucun compromis sur la qualité» et assurer «un développement maîtrisé à l'interne, y compris en standards de qualité». Pour Antonio Calce, «Corum n'est pas une marque monoproduit. Ce qu'a fait Gaston Bannwart, c'est magnifique». Et de se réjouir d'avoir aujourd'hui le soutien total de la famille Wundermann, propriétaire de la marque chaux-de-fonnière depuis l'an 2000. / dad