Votation fédérale du 27 novembre 2016
  14.10.2016, 11:00

Nucléaire: des bactéries pour éviter les fuites radioactives

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Il faut environ 200'000 ans pour que la radioactivité du combustible nucléaire usagé revienne au niveau de l'uranium naturel. (Illustration)

Nucléaire Des chercheurs de l'EPFL ont découvert des bactéries qui pourraient, en consommant l'hydrogène des déchets nucléaires, éviter les fuites radioactives.

Des bactéries d’origine naturelle pourraient consommer l’hydrogène accumulé dans les dépôts de déchets nucléaires souterrains. Elles permettraient ainsi de prévenir des fuites radioactives, rapportent des chercheurs de l’EPFL dans la revue Nature Communications.

L'équipe de scientifiques dirigée par l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a découvert une communauté microbienne constituée de sept espèces de bactéries. Elles vivent à des centaines de mètres sous la surface du sol, dans les couches qui ont précisément été choisies pour héberger les déchets nucléaires en Suisse.

Ces bactéries consomment l'hydrogène qui s'accumule lorsque les conteneurs en acier où sont stockés les déchets rouillent. Or, en l'absence de tout contrôle, l'hydrogène pourrait endommager l'intégrité de la roche hôte.

Il faut environ 200'000 ans pour que la radioactivité du combustible nucléaire usagé revienne au niveau de l'uranium naturel. L'essentiel de la recherche s'est concentré jusqu'ici d'une part, sur la mécanique des couches de roche du site de stockage, d'autre part, sur la solidité de ses barrières protectrices, conçues pour contenir les radiations.

Facteur-clé négligé

Ces études ont négligé toutefois un facteur-clé, la biologie, souligne l'EPFL vendredi dans un communiqué. On trouve des bactéries partout, même à des centaines de mètres sous terre. Et selon Rizlan Bernier-Latmani, auteure principale de l'étude, elles vont se jeter sur n'importe quelle source d'énergie disponible.

"Dans des échantillons d'eau prélevés à 300 mètres sous terre, au Laboratoire du Mont Terri, dans le canton du Jura, nous avons déniché une communauté de bactéries formant une chaîne alimentaire fermée", indique la chercheuse, citée dans le communiqué.

"Beaucoup d'entre elles n'avaient encore jamais été observées. Dans ces conditions idéales, les espèces qui sont à la base de cette chaîne alimentaire bactérienne tirent leur énergie de l'hydrogène et des sulfates de la roche hôte. Elles alimentent ainsi les espèces restantes", explique-t-elle.

ATS

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