Union Neuchâtel
 01.12.2017, 00:01

«Je retrouverai plusieurs petits frères»

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Tony Brown (à droite, qui déborde le Montheysan Dusan Katnic) porte désormais le maillot de Pully Lausanne.

 01.12.2017, 00:01 «Je retrouverai plusieurs petits frères»

BASKETBALL Tony Brown a laissé une marque indélébile du côté d’Union. Il revient ce soir (19h30) à la Riveraine avec Pully.

Peu de joueurs sont capables de laisser une trace indélébile dans un club. Tony Brown y est parvenu dans plusieurs! A Genève, on a même retiré son maillot en signe de respect. L’Américain a été à l’origine du premier titre des Lions. A Neuchâtel, il n’a pas été champion de Suisse. Mais c’est avec lui qu’Union a pris...

Peu de joueurs sont capables de laisser une trace indélébile dans un club. Tony Brown y est parvenu dans plusieurs! A Genève, on a même retiré son maillot en signe de respect. L’Américain a été à l’origine du premier titre des Lions. A Neuchâtel, il n’a pas été champion de Suisse. Mais c’est avec lui qu’Union a pris part à ses deux seules finales des play-off, en 2015 et 2016.

Au-delà des résultats, le professionnalisme, l’implication de l’arrière, sa correction et sa gentillesse aussi, ne sont jamais passées inaperçues. «Tony Brown? Chaque jeune joueur, et moins jeune d’ailleurs, doit s’inspirer de ce qu’il fait. Tony est un exemple, à tout point de vue. C’est un Monsieur», affirmait l’ancien coach d’Union Manu Schmitt dans nos colonnes (le 26 mars 2016).

Depuis cet été, et après trois ans du côté de Neuchâtel, Tony Brown dispense sa science du basket au bénéfice de Pully Lausanne. Il retrouvera la Riveraine comme adversaire ce soir (19h30). Avec son sourire coutumier.

Tony Brown, malgré votre longue carrière, est-ce que ce sera particulier pour vous de retrouver la Riveraine?

J’ai beaucoup aimé jouer à Union. Il a un des meilleurs publics de Suisse, j’espère lui avoir laissé un bon souvenir. Et puis, je retrouverai plusieurs joueurs qui sont comme des «petits frères» pour moi. Nous sommes restés en contact.

Vos soucis à l’épaule, qui vous ont handicapé lors du dernier championnat, sont-ils résolus?

Je me sens très bien merci. Bien sûr, à 38 ans, le corps ralentit un peu mais il répond toujours présent!

Pourquoi alors n’êtes-vous plus Neuchâtelois?

Nos chemins ont divergé assez naturellement. Notre dernière saison n’a pas été conforme aux espérances et je peux comprendre que dans ce cas le club souhaite procéder à un renouvellement en profondeur. Personne ne m’a demandé de rester, j’ai donc pris mes dispositions.

Après tout ce que vous avez donné à Union, jouant notamment la finale des play-off contre Fribourg blessé, cela vous a-t-il déçu?

Non, franchement je ne ressens aucune rancœur envers le club neuchâtelois. Bon, c’est vrai que parfois certaines personnes ont la mémoire courte. Mais ce n’est pas grave. Nous avons pris des directions différentes et je suis très content de mon choix.

Pourquoi, justement, avoir choisi Pully Lausanne?

D’abord pour des raisons privées. Ma famille est à Lausanne et je ne voulais pas m’éloigner de la région. Mais surtout, je connais bien le président de Pully Lausanne, Serge Vittoz. Il a même été un de mes anciens coéquipiers. Lorsqu’il m’a demandé de le rejoindre, je n’ai pas pu refuser. Aussi pour des motifs sentimentaux. Pully a été mon premier club professionnel. C’est très rare de pouvoir finir sa carrière là où on l’a commencée.

Vous êtes néanmoins conscient que les ambitions ne sont pas les mêmes qu’à Neuchâtel...

Evidemment. C’est un nouveau challenge pour moi. L’équipe est jeune, mon rôle est d’aider à la faire grandir. C’est dommage que notre meneur Thomas Bugnon a décidé de revenir à Villars. Nous allons nous partager son rôle.

Quelles sont les clés pour créer la surprise à la Riveraine?

Union est évidemment le grand favori. C’est une équipe construite pour jouer les premiers rôles, qui n’a toutefois pas encore déployé tout son potentiel. Nous devrons éviter de perdre des balles bêtement, car nos adversaires ne pardonneront pas. Ils sont très explosifs. Mais avant tout, il faut que nous évacuions toute tension inutile. Nous jouons chez un des ténors du championnat, nous n’avons rien à perdre. Alors, jouons au basket et prenons du plaisir. Cela a toujours été ma devise.

Union veut engranger des points en attendant des renforts

«Les trois semaines de pause nous ont permis de progresser collectivement sur les points où nous étions encore un peu déficients», assure Vladimir Ruzicic. Le coach d’Union a pu travailler sur son effectif au complet depuis lundi, Brian Savoy étant rentré de sa «pige» en équipe nationale (défaite au Monténégro).

Cependant, par rapport au dernier match, perdu à Monthey le 11 novembre, le contingent unioniste a été amputé de deux éléments: le contrat d’Antonio Ballard n’a pas été reconduit et Kaanu Olaniyi a été transféré à Boncourt. Vladimir Ruzicic ne s’en formalise pas outre mesure. «Le deal avec Ballard était clair. Peut-être qu’il pourra revenir pour les play-off mais actuellement, nous avons besoin d’un vrai joueur intérieur, capable d’évoluer au poste 4 ou 5. Nous sommes bien avancés dans la recherche et j’espère que nous pourrons faire une annonce sous peu.» Ce d’autant qu’Olaniyi avait ce profil. «Kaanu est un jeune homme impatient», lâche Vladimir Ruzicic. «S’il pense qu’il progressera davantage à Boncourt, tant mieux pour lui.»

Le calendrier donne un coup de main au coach unioniste, puisque les Neuchâtelois affronteront coup sur coup Pully Lausanne (ce soir à la Riveraine, 19h30), Swiss Central (mercredi à Lucerne) et Winterthour (samedi 9 à domicile). «Ce sont des bonnes équipes, mais je sais que nous avons les moyens, avec le contingent actuel, d’en venir à bout. Par exemple, Monteiro aura davantage de responsabilités sous le panier. Vendredi nous devrons nous méfier de la débauche d’énergie de Pully Lausanne. Randoald Dessarzin a mis sa patte sur cette équipe, qui fait beaucoup de pression. Et Tony Brown est toujours très adroit...»


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