Points de vue
 26.09.2018, 18:01

Point de vue de Rémy Cosandey: «L’hypocrisie des pays occidentaux»

chargement
Au 21e siècle, des millions d’Africains et d’Asiatiques cherchent refuge en Europe", relève Rémy Cosandey.

 26.09.2018, 18:01 Point de vue de Rémy Cosandey: «L’hypocrisie des pays occidentaux»

Forum «Faisons-nous l’avocat du diable: cessons de recevoir des demandeurs d’asile et supprimons l’aide au développement», écrit Rémy Cosandey, ancien conseiller communal au Locle. Découvrez son point de vue: comme d’autres personnalités locales, nous l’invitons à s’exprimer régulièrement sur des sujets d’actualité.

Au cours du 19e siècle, des centaines de milliers de Suisses et des millions d’Européens ont fui la misère pour chercher de meilleures conditions de vie en Amérique (surtout au Canada, au Brésil et en Argentine) ou en Afrique du Sud. Beaucoup d’entre eux ont trouvé une nouvelle patrie et leurs descendants sont fiers de rappeler leur origine.

Au 21e siècle, des millions d’Africains et d’Asiatiques cherchent refuge en Europe. Ils sont poussés non seulement par la misère, mais aussi par la violence, les guerres civiles et les changements climatiques. 

Au lieu d’accueillir ces hommes, ces femmes et ces enfants qui font exactement, mais dans l’autre sens, ce qu’ont fait les Européens au 19e siècle, on les dissuade en construisant des murs ou, pire encore, des centres de tri (on pourrait dire des prisons) dans des pays dictatoriaux tels que la Turquie ou la Libye (moyennant des milliards d’euros versés par les Européens).

Faisons-nous l’avocat du diable: cessons de recevoir des demandeurs d’asile et supprimons l’aide au développement. En contrepartie, achetons à des prix corrects les matières premières et les produits alimentaires que nous importons, arrêtons de soutenir les régimes dictatoriaux, cessons de livrer des armes dont l’usage provoque la pauvreté et l’exil. Ce jour-là, les pays occidentaux seront les grands perdants. 

Voltaire disait: «Il est bon nombre de gens, en ce monde, qui ont un double visage.» Peut-être devrions-nous méditer sur cette pensée et surtout voir dans le demandeur d’asile un être qui nous ressemble et qui, comme nous, cherche tout simplement à travailler et à vivre dans la tranquillité.


Top