Paléo 2016
 25.08.2015, 16:14

La 40e édition de Paléo se conclut par une party géante

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Olivia Pedroli lors de son concert sur la scène du Détour.
Par David Glaser

Paléo David Guetta a conclu Paléo avec un feu d'artifice de tubes de sa fabrication dans une ambiance de dancefloor gigantesque à ciel et nuages ouverts. Daho, Yaël Naim ou Olivia Pedroli ont assuré un spectacle de très haut niveau auparavant.

Paléo est devenu un dancefloor géant dès le feu d’artifice achevé. Sous une pluie fine, le public de la Grande Scène a bougé son corps sur des cuts d’un David Guetta en super forme, maniant le crossfader avec passion, lâchant quelques secondes d’un titre d’Iggy Azalea, puis revenant sur sa discographie de folie sans vergogne. Du haut de son podium géant, le DJ Parisien est le maître du jeu, bénévoles et public veulent bien se laisser guider, après tout derrière leur loup, tout ce beau-monde fait ce qui lui plaît, c’est la fin de Paléo.

Avant Guetta et avant le feu d’artifice, cette dernière soirée de Paléo fut un festival de surprises : Kev Adams invitant son maître, le séducteur de princesse Shreck… enfin non son « frérot » aîné et prédécesseur sur la Grande Scène le Franco-marocain Gad Elmaleh. Ça vanne autour des banques et du Valais (T’as où le coffre…?) mais le ton est juste et l’improvisation au poil dans cet échange au bazooka verbal entre deux monstres de stand-up de générations différentes. Kev Adams a musclé son jeu de scène jouant de ses guiboles sur une chorégraphie autour d’un thème universel: le divorce des parents: Kev Adams a surtout improvisé avec le public sur ce temps de m…. (« C’est que de l’eau… »), on se serait vraiment cru un vendredi soir avec 120’’.

Musicalement, la pop de Baden Baden a fait du bien à nos oreilles légèrement fatiguées par tant de bonne musique. La reprise du tube indé "Le Courage des Oiseaux" de Dominique A fut d’une rare élégance. Les Parisiens manient dans leur pop orchestrale des images de grands paysages et des torrents de sentiments mêlés sous un format de chanson de 3 minutes 30 rythmé par une batterie conquérante, des cuivres et des guitares fières. Dans le genre rock racé, formation classe et fière, le groupe de cadors accompagnant Etienne Daho enchaîne les prouesses stylistiques reprenant plus de trente ans de magnifiques tubes de l’artiste rennais au son de deux guitares électriques (une Jaguar et une Stratocaster, réglées à bloc) et une basse tendue et ronflante. Daho a l'air comme un poisson dans l'eau. Il blague: "je me suis essayé au cinéma avec Olivier Assayas, ça a duré 10 secondes tellement j’étais nul…" raconte-t-il avant de lancer la chanson vestige de cette aventure pour le film du réalisateur parisien préféré des rockers "Soleil de Minuit". Le "Diskönoir Tour" est une prouesse pour le chanteur qui n’avait jamais trop tourné dans les festivals. Daho s’éclate de voir les spectateurs reprendre "Week-end à Rome", "Tombé pour la France" ou "Comme un Boomerang" comme on enchaîne les tubes dans une soirée d'anniversaire d'un pote.

On notera la bonne humeur du Jurassien Sim’s invitant son ami Luthor du groupe Nyonnais Tweek à rapper et beatboxer sur la scène du Club Tent, la magnifique joie de la Brésilienne Flavia Coehlo qui fêtait son anniversaire ce dimanche en musique, l’excellente prestation de la Kenyane Muthoni auto-surnommée The Drummer Queen (MDQ), une tornade de rap en anglais et de rythmes tribaux. Mention spéciale à deux dames qui ont illuminé cette dernière journée pluvieuse: Yaël Naim et sa délicate façon d’inviter un de ses amis musiciens qui est aussi un ami de Paléo, le Stéphanois Bernard Lavilliers. Le monstre sacré de la "cosmopop" a chanté "On the Road Again", une chanson composée à Lausanne. Yaël a semblé en lévitation sur la scène des Arches portée par un public très amoureux de sa musique. Le rappel a pris une dimension supplémentaire dans l’intensité après "New Soul". La chanson fédératrice reprise en chœur comme on chanterait un hymne à la gloire de Paléo fut un des très beau moment de communion avec le public.

Enfin Olivia Pedroli a enchanté le Détour. Le "To Be You" de la Neuchâteloise avait un côté mystique. Le concert en quintet de celle qui s'appelait Lole il y a une dizaine d'années apparaît comme un des plus beaux moments du festival. Dommage qu’il était programmé si tôt... Mais comme chaque minute a compté dans ce magnifique quarantième Paléo, il sera difficile de déterminer s’il y a eu un quelconque maillon faible dans cette programmation de luxe. Pour ceux qui n’en avaient pas eu assez après Guetta, la fanfare Primasch fut chargée de raccompagner en Musique balkanique les milliers de spectateurs repartant vers leur habitation dans un déluge de sons tziganes stridents et jouissifs. Le mot est lâché. On parlera bien de jouissance pour résumer sept jours de musique au plus beau festival Open Air de Suisse. 


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