Le Chant du Gros
 09.09.2018, 08:00

Kyo au Chant du Gros: «Forcément la musique évolue avec toi»

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Florian Dubos, Nicolas Chassagne et Benoît Poher, du groupe Kyo, ont répondu à nos questions ce samedi soir au Chant du Gros.

Festival Bande-son de toute une génération, Kyo se produisait ce samedi au Chant du Gros. C’est en toute simplicité que les membres du groupe ont répondu à nos questions en amont de leur concert.

«Le Chemin», «Dernière danse», «Je cours» ou encore «Sarah», c’est à tue-tête que les festivaliers du Chant du Gros ont entonné les tubes de Kyo samedi soir. Les adolescents d’hier ont également pu découvrir des titres issus du dernier disque des Français, «Dans la peau».

L’amour, toujours au coeur des textes, y trouve de nouvelles variations, en adéquation avec l’âge et le vécu du chanteur et parolier du groupe Benoît Poher. En amont de leur concert, lui et les guitaristes Nicolas Chassagne et Florian Dubos ont répondu à nos questions. En toute simplicité.

Le public qui vous écoute maintenant est-il différent de celui de l’époque du «Chemin» ou de «Dernière danse», des titres sortis en 2003?

Florian Dubos: Une grande partie des fans de l’époque sont fidèles et nous voient grandir et évoluer. Ils viennent désormais nous écouter avec des poussettes.

Et il y a aussi toute une nouvelle génération qui s’est intéressée à nous à partir de l’album «L’équilibre» (réd: album est sorti en 2014). Et puis, il y a aussi les tout jeunes qui nous ont découverts par leurs parents!

Comment gère-t-on le fait d’avoir été les idoles d’une adolescente et peut-être désormais le groupe phare d’une mère de famille? On se projette différemment?

Benoît Poher: On n’écrit jamais par rapport au public. Tu écris par rapport à ce que tu vis, tes expériences, ce que tu es, et forcément la musique évolue avec toi.

Florian Dubos: Une fois que la chanson est terminée, tu peux te demander, en fonction de la production, de la couleur qu’elle a, ce que les gens vont en penser. Mais pas au moment où tu poses des mots, où tu es inspiré.

Nicolas Chassagne: On entend par contre des histoires touchantes liées au groupe. Un couple s’est par exemple rencontré à un karaoké. Elle chantait du Kyo, il l’a rejoint sur scène et ils ont fini par faire plusieurs morceaux ensemble. Leur petit garçon a maintenant 4 ans. Il y a aussi des amitiés qui sont nées durant des concerts.

Vos textes parlent par contre toujours d’amour. La sensualité, la nostalgie sont des thèmes qui reviennent. Pourquoi?

Benoît Poher: J’ai essayé, surtout depuis l’album «L’équilibre», d’aborder d’autres thématiques. Il se trouve qu’au moment du choix des titres, ce sont les morceaux qui nous procurent le plus d’émotion qui se retrouvent sur le disque. Et il se trouve que ce sont toujours les mêmes thèmes.

Flo (réd: le guitariste Florian Dubos) m’a dit une fois, qu’à chaque nouveau morceau, il avait l’impression que c’étaient les personnages de l’époque du «Chemin» ou de «Je saigne encore» qui avaient évolué et vécu de nouvelles expériences. Comme il y a des paroles qui sont assez personnelles ou qui parlent de gens qui nous sont proches, c’est assez vrai finalement.

Mais j’ai déjà écrit pas mal de textes pour le nouvel album, de chouettes textes qui ne parlent pas de cela et c’est une vraie volonté. J’ai la sensation, surtout avec cet album «Dans la peau», d’avoir fait le tour du sujet. Après tu peux toujours trouver un angle nouveau.

Florian Dubos: Il y a d’ailleurs une différence entre les amours passionnelles du «Chemin», avec des titres qui parlent de l’émoi des premières fois ou de rupture comme «Dernière danse», et aujourd’hui des titres comme «Ton mec» qui parlent de couples qui ont vécu longtemps ensemble, qui parlent d’enfants, de la lassitude du couple. Cela évolue aussi.

Vous parlez de vieux couples. Comment a évolué votre relation en tant que groupe depuis vos débuts?

Benoît Poher: On se marre! On passe notre temps à se marrer. On a des discussions WhatsApp qui mériteraient d’être éditées en recueils de nouvelles. Le ciment de notre amitié, c’est finalement les choses fortes que l’on a vécues, les bons moments et les moments difficiles, et l’humour.

Nicolas Chassagne: Et musicalement, on arrive encore à se surprendre. Cela nous donne envie de continuer.

Chant du Gros 2018: la soirée du samedi en images

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