Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang 2018
 22.01.2018, 15:28

JO 2018: ski ballet, bandy ou ski joëring, ces sports qui ont disparu du programme olympique

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Le ski joëring qui se pratique toujours à Saint-Moritz était au programme des deuxièmes JO d'hiver en 1928.

Jeux olympiques Alors que les prochains Jeux olympiques de PyeongChang, en Corée du Sud, débutent le mois prochain, retour sur quelques épreuves disparues. Des disciplines aussi spectaculaires que le ski de vitesse ou insolites que le ski ballet, voire le ski joëring, ont un jour fait partie du programme des JO. Et les Suisses s'y sont souvent illustrés.

Si on vous dit bandy, eisstock ou encore ski joëring, cela ne vous évoque rien? Ces disciplines sportives étaient toutes un jour au programme des Jeux olympiques d'hiver, souvent comme sport de démonstration. Plongée dans l'univers de ces épreuves retombées dans l'oubli, après avoir été un temps portées au firmament.

1. Ski joëring

Présenté en démonstration aux Jeux olympiques de Saint-Moritz en 1928, ce sport mêle course de chevaux et ski. Le principe est simple: il s'agit d'une épreuve avec départ groupé sur un parcours généralement en forme d'ovale, dans laquelle les skieurs sont tirés par un cheval.

Né en Scandinavie, le ski joëring est à l'origine un simple moyen de locomotion pour les paysans. Les Suisses en font une véritable discipline sportive au début du 20e siècle. Pas étonnant donc de la voir figurer au programme des deuxièmes Olympiades d'hiver qui ont lieu dans les Grisons. Les concurrents engagés alors étaient d'ailleurs tous suisses.

 

Si le ski joëring n'a pas fait long feu aux JO, il n'a pas disparu pour autant. L'une des courses les plus populaires se tient chaque année à Saint-Moritz. D'autres variantes du ski attelé, son autre nom, se sont développées en parralèlle. Il se pratique avec un ou plusieurs chiens, voire même avec un engin motorisé, tel qu'une moto ou autre motoneige.

 

2. Eisstock

Cette discipline ressemble davantage encore à de la pétanque sur glace que son proche cousin, le curling. Deux équipes de trois joueurs s'affrontent à l'aide de disques ("Eisstöcke") dotées d'une poignée et pesant plus de 4 kg. Le but du jeu consiste à rapprocher ses disques le plus près possible d'un palet en caoutchouc qui fait office de cochonnet.

 

Si les première traces du Eisstock datent du 16e siècle, il faut attendre les années 1930 pour que la discipline se structure sous l'impulsion des Allemands. C'est la raison pour laquelle, elle fait son apparition aux JO de 1936 à Garmisch-Partenkirchen, en Bavière, en tant que sport de démonstration.

Sans surprise, ce sont les Allemands et les Autrichiens qui se partagent les médailles dans les trois épreuves proposées: longueur et précision en individuel, ainsi que match par équipes. Le Eisstock sera à nouveau au programme des Olympiades de 1964 à Innsbruck, en Autriche, avec à nouveau un podium 100% germanique.

 

3. Pentathlon d'hiver

Comme son nom l'indique, cette épreuve combine 5 disciplines différentes: ski de fond, tir au pistolet, descente de ski alpin, escrime et équitation. Il s'inspire directement du pentathlon moderne (escrime, natation, équitation, tir au pistolet et course à pied), toujours au programme des Jeux d'été. Pour sa seule apparition aux JO de Saint-Moritz en 1948, le pentathlon consacre un podium entièrement suédois; le meilleur Suisse se classant 4e.

Si l'épreuve a perdu de son intérêt avec l'avènement de disciplines soeurs, telles que le biathlon (ski de fond et tir à la carabine) ou le triathlon d'hiver (course à pied, vélo et ski de fond), elle s'offre une renaissance au Québec sous une autre forme. Créé en 2005, le pentathlon des neiges (vélo, course à pied, ski de fond, patin à glace et raquette) connaît un joli succès outre-atlantique.

 

4. Bandy

Derrière ce nom mystérieux, le bandy a des airs pourtant très familiers. Il ne s'agit ni plus, ni moins, qu'un mélange de football et de hockey sur glace. Cette discipline se pratique sur un terrain de foot gelé ou aux dimensions équivalentes. Deux équipes de onze joueurs s'y affrontent durant deux période de 45 minutes. La règle du hors-jeu est la même qu'au football. Quant à l'équipement, les joueurs évoluent en patins et manient une petite balle de liège à l'aide d'une crosse. Seul, le gardien n'a pas de crosse et doit arrêter les tirs à la main.

 

C'est aux JO de 1952 à Oslo que le bandy sort de l'ombre et fait l'objet d'une première compétition internationale. Trois équipes, toutes masculines et toutes scandinaves, s'y affrontent. La Suède l'emporte devant la Norvège, pays hôte, et la Finlande. S'il quitte le monde olympique après cet épisode, le bandy ne tombe pas dans l'oubli pour autant, la fédération internationale étant créée seulement trois ans après les Jeux d'Oslo.

S'il est surtout pratiqué en Scandinavie et en Russie, il gagne en popularité aux Etats-Unis et en Chine notamment. L'actuel président de la fédération espère d'ailleurs que son sport fera son retour aux Olympiades de Pékin en 2022.

 

5. Ski ballet

Tout le monde connaît le patinage artistique, mais peu de gens savent que le ski avait aussi sa version chorégraphique. Le ski ballet, ou acroski, consiste à effectuer des figures sur un thème musical. Le skieur dispose d'une piste de 30 mètres de largeur sur 200 mètres de longueur avec une pente de 11 à 16 degrés.

Il fait son apparition comme sport de démonstration à deux reprises aux Jeux de Calgary en 1988 et à ceux d'Albertville en 1992. La Suissesse Conny Kissling décroche une médaille de bronze au Canada et même l'or en France, 4 ans plus tard. Mais, ce sont les Français et les Américains qui s'avèrent les plus doués dans cet exercice particulier.

 

Après cette courte période de gloire, ce sport ne cessera de décliner. La Fédération internationale de ski renonce à organiser toute compétition officielle dès l'an 2000. Si le ski ballet disparaît des radars, les autres épreuves de ski acrobatique (saut et bosses), dont il faisait partie, ont intégré le programme olympique.

 

6. Ski de vitesse

De tous les sports qui ont disparu des JO, c'est probablement le plus impressionant. Le principe du ski de vitesse est simple: dévaler une pente le plus vite possible. Les skieurs atteignent des pointes à près de 255 km/h, ce qui en fait le sport non-motorisé le plus rapide après le parachutisme. Les athlètes disposent d'un équipement spécifique constitué d'un casque fermé et profilé, ainsi que d'ailerons au mollet, afin de favoriser l'aérodynamisme.

C'est aux Jeux olympiques d'Albertville en 1992 que le kilomètre lancé, son autre nom, fait son apparition. Les Français s'illustrent chez eux avec un doublé dans l'épreuve masculine. Du côté des femmes, la Suissesse Renata Kolarova décroche le bronze avec une vitesse à 210 km/h, loin derrière la championne finlandaise et ses 219 km/h.

 

En dépit de la deuxième meilleure audience télévisée de ces JO après la descente masculine de ski alpin, l'épreuve quitte le giron olympique. Depuis, les records continuent à tomber régulièrement et d'autres disciplines apparentées sont nées, telles que le monoski de vitesse, le snowboard de vitesse ou encore le VTT de vitesse.


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