Football régional
 08.04.2019, 19:16

Graves incidents lors du match Marin-Coffrane

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Bruno Valente (ici lorsqu'il jouait encore avec le FC Coffrane) donne sa version des faits.

Deuxième ligue Le match entre Marin et Coffrane a été interrompu à la suite de graves incidents samedi. Que s’est-il passé? Voici les versions de différents témoins et protagonistes.

Le match au sommet de deuxième ligue entre Marin et Coffrane n’est pas allé à son terme samedi à la Tène. La rencontre a été arrêtée vers l’heure de jeu, alors que les locaux menaient 3-0 grâce à des buts signés Bastian Nicoud, Fitim Memeti (penalty) et Patrick Navalho.

«Le match était relativement correct jusque-là, au vu de l’enjeu (réd: sept cartons jaunes). Puis, suite à un hors-jeu je suis sorti de ma zone technique pour demander des explications à l’arbitre. Ce dernier m’a alors dit de ne pas lui toucher les cheveux, sous peine de voir ce qu’il m’arriverait. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas lui toucher les cheveux, étant donné qu’il est chauve», explique l’entraîneur de Coffrane Bruno Valente.

De la bière sur un arbitre-assistant

Yves Strappazzon, président du FC Marin-Sports, poursuit: «L’arbitre a expulsé le coach adverse, mais ce dernier a tout d’abord refusé de quitter la pelouse, avant de se placer derrière les barrières. Un spectateur (réd: qui serait un joueur de Coffrane blessé ou un ‘supporter’ du club vaudruzien selon la version des Marinois; Bruno Valente, de son côté, ne se prononce pas, n’ayant pas vu ces faits) a jeté du liquide (réd: de la bière selon plusieurs sources concordantes) sur un des arbitres-assistants et l’arbitre a pris la décision d’arrêter le match.»

«Pas de menaces de mort»

«Il n’y a pas eu de menaces de mort comme j’ai pu l’entendre. Par contre, nous avons reçu des menaces par e-mail suite à ce match. Des gens veulent faire du tort au FC Coffrane, car nous dérangeons. Mais je pense qu’il serait préférable de s’intéresser au juge de touche en question, lequel a déjà été viré par les associations fribourgeoise et vaudoise, avant d’être récupéré par Neuchâtel», lance Bruno Valente.

Rapidement intervenu afin de calmer tout le monde et de protéger les arbitres, selon ses explications, Yves Strappazzon se dit choqué par ce qu’il a vu. «Ce sont des gestes inadmissibles au bord d’un terrain de football. L’arbitre-assistant avait les larmes aux yeux, il ne voulait plus ressortir de son vestiaire après l’arrêt du match. Il était transparent, livide. Puis il est reparti avec un véhicule qui n’était pas le sien car il avait peur d’être suivi. Il m’a appelé une heure et demie plus tard pour me dire qu’il arrête le foot.»

Dégoûtés

Un choix que pourraient également faire le président marinois et l’entraîneur de Coffrane, dégoûtés par les événements et la tournure prise par le football amateur neuchâtelois ces dernières années. «Si l’ANF (réd: Association neuchâteloise de football) fait rejouer le match, je n’enverrai pas mon équipe», conclut Yves Strappazzon.


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