Euro 2016

Euro 2016: la Suisse s'impose difficilement face à une Albanie réduite à 10

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Soulagement Trois points. C'est ce qu'il faut retenir de l'entrée en lice laborieuse de l'équipe suisse dans cet Euro 2016. Après un bon début de match face à l'Albanie, les hommes de Petkovic se sont liquéfiés à 11 contre 10. Sans un énorme Yann Sommer, la Nati aurait laissé des plumes dans cette rencontre.

  11.06.2016, 17:02
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L'Euro 2016 est bien parti pour l'équipe de Suisse. A Lens, dans le match qui était celui de tous les dangers, elle a battu l'Albanie 1-0 dans le groupe A.

Acquise sur une réussite de Fabian Schär à la 5e minute, cette victoire permet à la formation de Vladimir Petkovic de faire déjà un grand pas vers la qualification pour les huitièmes de finale. Un point mercredi prochain au Parc des Princes face à la Roumanie lui suffira. Pour l'obtenir, elle devra toutefois témoigner d'une plus grande maîtrise. Trembler jusqu'à l'ultime seconde face à une équipe qui a joué presque une heure en infériorité numérique fait désordre dans le tableau.

Le but Fabian Schär



Dans un stade acquis à la cause des Albanais, les Suisses reviennent de loin. Ils peuvent tout simplement ériger une statue à Yann Sommer. Déjà décisif avant la pause, le Balois a réussi un arrêt magnifique devant Gashi à la 86e minute. Roi des buteurs de la Super League à deux reprises, le joker albanais avait échappé à Schär pour se procurer cette balle d'égalisation. Sur cette action, Yann Sommer a démontré une fois encore sa grande force en un contre un.

Même dans ses rêves les plus fous, Vladimir Petkovic aurait eu de la peine à imaginer une entame aussi parfaite: un premier ballon gratté par Granit Xhaka à son frère Taulant après moins de 20 secondes, un déboulé sur le flanc gauche d'un Ricardo Rodriguez enfin sans le frein à main avant cette ouverture du score à la 5e signée Fabian Schär. Le Saint-Gallois inscrivait son sixième but en sélection avec cette reprise de la tête sur un centre de Shaqiri. Sur cette action, la responsabilité de Berisha est écrasante. Le gardien de la Lazio est tout simplement sorti dans le vide.

Avant de perdre quelque peu le fil de leur football après vingt minutes de jeu, les Suisses auraient pu "tuer" le match au quart d'heure de jeu déjà sur une action conduite par Seferovic et Dzemaili. Malgré les coups de gueule de Behrami, les Suisses ont ensuite commis l'erreur d'abandonner trop vite le ballon, de laisser l'adversaire tenter de prendre le jeu à son compte. Heureusement, la Suisse peut compter dans cet Euro sur un grand gardien. A la 31e, Yann Sommer sortait, en effet, une parade décisive devant Sadiku qui avait surgi entre Schär et Djourou sur une magnifique ouverture de Hysaj.

Cinq minutes après cet arrêt, la rencontre tournait encore plus à l'avantage de la Suisse. Averti à la 23e pour une faute grossière sur Dzemaili, Cana écopait d'un second carton jaune pour une main à l'orée de la surface alors qu'il était au duel avec Seferovic. A dix contre onze, les Albanais étaient tout heureux de ne pas concéder le 2-0 quelques secondes plus tard avec le coup franc de Dzemaili, qui avait été accordé après la faute du capitaine, qui finissait sur le poteau gauche de Berisha.

Préféré à Breel Embolo pour jouer à la pointe de l'attaque, Haris Seferovic aurait pu simplifier encore plus la tâche de l'équipe de Suisse. Le Lucernois n'aurait-il pas dû signer le 2-0 bien avant la fin de match ? Aux 53e et 66e, il s'est retrouvé seul devant Berisha. Les deux fois, le portier albanais a opposé son veto à un avant-centre qui manque parfois cruellement de sang-froid dans le tout dernier geste.

L'introduction à la 62e d'Embolo pour Mehmedi témoignait de la volonté de Petkovic de jouer davantage dans les espaces. Des espaces que les Albanais, en infériorité numérique et menés au score, devaient laisser automatiquement.

Mais cette incapacité à exploiter une situation aussi favorable pour ne pas vivre jusqu'au coup de sifflet final sous la menace d'une égalisation est le grand bémol que l'on doit apporter à la performance de l'équipe de Suisse. Xherdan Shaqiri n'a pas tenu le rôle qu'il devait assumer.

Visiblement inhibé par le contexte du match, le joueur de Stoke City fut presque méconnaissable. Le lutin qui avait mis le feu quinze jours plus tôt à la défense belge n'était plus là. Affronter l'équipe de son coeur, dont six des onze titulaires ont grandi ou ont été formés en Suisse, lui a fait perdre une grande partie de ses moyens. A lui de les retrouver mercredi à Paris.

ATS

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