Fédérales 2019: l'UDC veut rester le premier parti de Suisse

Immigration, Europe et classe moyenne: l'UDC ne change pas un programme qui lui a permis de devenir le premier parti de Suisse. Et elle compte bien le rester. Elle a lancé sa campagne pour les fédérales 2019 ce vendredi, devant une boulangerie bernoise.
01 mars 2019, 17:17
/ Màj. le 01 mars 2019 à 17:16
Oskar Freysinger revient sur la scène politique comme coordinateur de la campagne UDC en Suisse romande.

L'UDC veut rester le premier parti de Suisse lors de la prochaine législature. Pour ce faire, elle entend faire campagne sur ses thèmes de prédilection: défense de la classe moyenne, restriction de l'immigration et opposition à l'Union européenne (UE).

"L'UDC est le seul parti qui s'engage sans concession pour les travailleurs, les artisans et les paysans", a lancé vendredi Adrian Amstutz, chef de la campagne électorale, depuis Aarwangen (BE). Pour illustrer cet engagement, le parti a d'ailleurs choisi de lancer sa campagne devant une boulangerie, autour d'un café et de viennoiseries.

Attaquer la gauche

Tapant allègrement sur la gauche, les pontes de l'UDC lui ont attribué presque tous les maux de la classe moyenne. "La gauche réclame la semaine des 35 heures, un congé parental de 24 semaines, des frontières ouvertes pour tous les migrants économiques (...) et elle veut ponctionner la classe moyenne afin de financer ces folies", accuse le président du parti Albert Rösti.

A l'inverse, l'UDC se présente comme l'allié indéfectible de la classe moyenne, dont elle écoute les soucis et les inquiétudes depuis le début de 2018 à l'occasion de son "tour des cantons".

C'est également le seul parti, selon ses dires, à combattre tout rattachement de la Suisse à l'UE selon l'accord institutionnel négocié par le Conseil fédéral. De nombreux autres partis, y compris la gauche, ont toutefois émis des doutes par rapport au texte, notamment en ce qui concerne les mesures d'accompagnement.

Au contact de la population

Le slogan électoral de l'UDC, "Liberté et sécurité - je le veux, je le vote", veut montrer son engagement pour l'indépendance de la Suisse par rapport à l'UE, mais également son autodétermination en matière d'immigration. Pour le parti, "les réfugiés économiques chargent massivement nos institutions sociales et notre système scolaire".

Afin de se maintenir en pole position, l'UDC souhaite conserver ses 67 sièges au Conseil national et augmenter d'au moins un siège, à sept, sa représentation dans la Chambre des cantons. Elle se présente à cet effet avec ses propres listes dans tous les cantons et cherche des alliances de listes dans le camp de droite.

Soulignant la difficulté de faire se déplacer les électeurs jusqu'aux urnes, l'UDC entend aller au contact de la population, notamment lors de manifestations ou grâce à un millier d'ambassadeurs électoraux qui doivent inciter leurs amis et leurs connaissances à aller voter. Le parti ne dédaignera pas non plus les habituels prospectus et affiches, ainsi que les réseaux sociaux.