Chicago: un meeting de Donald Trump a été annulé par le chaos des manifestations

L'arrivée de Donald Trump à Chicago a mis le feu aux poudres. Le candidat républicain à la présidentielle américaine a dû annuler son meeting suite aux manifestations de protestations.
12 mars 2016, 08:37
/ Màj. le 12 oct. 2016 à 21:58
Ces scènes font partie intégrante des discours de Donald Trump qui, tour à tour, s'en amuse, raille et houspille les perturbateurs.

Des échauffourées entre partisans et opposants au milliardaire américain Donald Trump ont conduit à l'annulation vendredi d'un grand meeting à Chicago du candidat à la primaire républicaine pour la présidentielle américaine. Plusieurs personnes ont été arrêtées.

Des manifestants ont réussi à entrer à l'intérieur du bâtiment où devait avoir lieu la réunion publique, et des altercations les ont opposés à des partisans de Donald Trump à l'annonce de l'annulation de l'événement, forçant la sécurité à intervenir.

 

 

Après avoir atterri dans la ville, Donald Trump a dit avoir rencontré les forces de l'ordre. Il a "décidé que pour la sécurité des dizaines de milliers de personnes rassemblées dans et autour de la salle, le rassemblement de ce soir sera reporté à une autre date".

A l'extérieur, des bousculades ont éclaté à la sortie à au moins deux endroits entre des manifestants et les forces de police, selon des images aériennes d'une télévision locale. Plusieurs personnes ont été arrêtées par les policiers. Des fourgons et des policiers à cheval ont été dépêchés sur place.

Le pays doit se durcir

Les manifestants agitaient des pancartes telles que "Trump = haine" ou "Trump est un bouffon" et beaucoup, membres du mouvement "Black Lives Matter" (les vies des Noirs comptent, ndlr), étaient venus dénoncer le racisme du candidat. Le gros de la foule semblait toutefois en passe de se disperser.

Un autre meeting, plus tôt dans la journée à St-Louis, dans le Missouri, avait été interrompu à de nombreuses reprises, comme il est désormais coutumier avec le candidat. 32 personnes y ont été arrêtées, selon la police.

 

 

Ces scènes font partie intégrante des discours du milliardaire qui, tour à tour, s'en amuse, raille et houspille les perturbateurs. Le 1er février, il a enjoint ses partisans à "cogner", promettant de payer leurs frais d'avocat.

"Quand on manifeste, il n'y a plus de conséquences. Avant, il y avait des conséquences", a dit Donald Trump à St-Louis, en disant qu'il fallait que le pays "se durcisse".

Donald Trump mène dans la course aux délégués. Cinq Etats voteront mardi aux primaires.