Coupe du monde 2018 en Russie
 07.11.2017, 14:57

Mondial 2018: "Il faut être prêt à faire la guerre", assure Behrami à deux jours du barrage à Belfast

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"Si nous ne sommes pas prêts à faire la guerre jeudi soir, nous n'aurons aucune chance, affirme Valon Behrami, qui veut croire en ses chances de disputer dimanche le match retour à Bâle.

Mondial 2018 Même s'il ne jouera pas à Belfast jeudi soir à cause de sa blessure, Valon Behrami pense que l'équipe doit être prête à "faire la guerre" si elle veut avoir des chances de gagner. Le Suisse espère jouer le match retour dimanche soir à Bâle.

A l'heure de s'envoler pour Belfast, la Suisse retrouve un semblant de sérénité. L'assurance de la présence jeudi soir à Belfast de Ricardo Rodriguez fut, ainsi, la meilleure nouvelle du jour.

A la demande de son club, le latéral du Milan AC s'est soumis lundi à une IRM qui n'a révélé aucune lésion à son mollet. Le staff de l'équipe de Suisse estime que Ricardo Rodriguez sera apte au combat. A la guerre même à en croire Valon Behrami qui, en revanche, ne jouera pas à Belfast en raison de sa blessure aux adducteurs.

"Si nous ne sommes pas prêts à faire la guerre jeudi soir, nous n'aurons aucune chance, affirme le Tessinois, qui veut croire en ses chances de disputer dimanche le match retour à Bâle. A Belfast, nous rencontrons une équipe qui veut écrire l'histoire, qui attend de rejouer la phase finale d'une Coupe du monde depuis trente-deux ans. C'est pour cela que tout sera compliqué pour nous..."

"Ne pas penser que nous sommes les plus forts"

Valon Behrami assume le statut de favori qui revient à la Suisse pour ce barrage. "Bien sûr que nous le sommes, dit-il. Mais nous devons nous interdire de penser que nous sommes les plus forts en entrant sur le terrain. Il conviendra de démontrer quelles sont nos qualités sur ce barrage. A un moment donné, nous aurons l'occasion d'imposer notre jeu, de jouer le football qui est le nôtre. Mais il y aura peut-être une longue séquence où nous serons sous pression. Là, il ne faudra pas jouer au foot mais bien répondre au défi physique que les Irlandais chercheront à imposer. Mais dès que le rythme baissera, nous devrons asseoir notre supériorité."

 

 

Même si son forfait pour jeudi n'est pas encore officialisé, Valon Behrami sait parfaitement qu'il suivra le match aller du banc ou des tribunes. "J'ai recommencé la course lundi pendant 20 minutes. Aujourd'hui (mardi), j'ai effectué des accélérations et des changements de rythme. Je n'ai ressenti aucune douleur. On verra jour après jour tout en sachant que le délai qui court jusqu'à jeudi est trop court. En revanche, je me donne une chance de jouer dimanche."

Un message à transmettre

C'est donc sans son seul joueur vraiment "irremplaçable", comme l'avait admis quatre semaines plus tôt à Lisbonne Vladimir Petkovic, que la Suisse s'avance vers l'acte I de ce barrage de tous les dangers. "Il est vrai que nous ne l'abordons pas dans les meilleures conditions, avoue Valon Behrami. Johan Djourou est blessé, moi aussi. Il y a aussi des joueurs en souffrance dans leur club ces derniers temps, explique-t-il. Mais je suis confiant dans la mesure où l'équipe a su souvent faire preuve de caractère dans des circonstances similaires. Les joueurs qui ne jouent plus aujourd'hui en club sont en confiance à chaque fois qu'ils retrouvent la sélection. Leurs qualités sont toujours bien là".

 

 

D'ici jeudi soir, c'est ce message que le "grand frère" s'attachera à transmettre à un Haris Seferovic, à un Admir Mehmedi et à un Breel Embolo qui traversent une période bien noire à Benfica, au Bayer Leverkusen et à Schalke 04. Trois hommes qui avaient - et cela Valon Behrami ne l'oublie pas - été les grands artisans de la victoire 2-0 contre le Portugal à Bâle lors du premier match de cette campagne de Russie.

ATS

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