Mondial 2018 : pour Vladimir Petkovic, le sélectionneur suisse, "il n'y a jamais un adversaire facile"

A la veille du tirage au sort des groupes de la Coupe du monde 2018 en Russie, le sélectionneur national Vladimir Petkovic sait que le plus dur reste à faire. Pour que l'exercice soit réussi, quel que soit le groupe, il faudra se qualifier.
30 nov. 2017, 19:20
/ Màj. le 30 nov. 2017 à 21:32
Vladimir Petkovic a reçu de nombreux compliments pour le parcours de l'équipe Suisse.

Vladimir Petkovic saura vendredi quel sort attend la Suisse lors de la prochaine Coupe du monde en Russie. Présent à Moscou depuis mercredi, le coach national a, selon son service de presse, reçu de nombreux compliments après le parcours de l'équipe de Suisse lors du tour préliminaire et le barrage. Il conviendra en quelque sorte de transformer l'essai l'été prochain.

Vladimir Petkovic, les critiques élogieuses suscitées par la campagne de qualification de l'équipe de Suisse modifient-elles en quelque sorte votre état d'esprit avant le tirage au sort ?

Il est toujours gratifiant de recevoir de telles critiques. Notre présence ici à Moscou souligne une évidence: beaucoup de personnes au sein de l'Association Suisse de Football ont effectué un très bon travail.

Avez-vous des préférences pour ce tirage au sort ? Ou, à vos yeux, y-a-t-il des équipes que la Suisse ne doit absolument pas rencontrer au premier tour ?

Ce n'est pas un scoop: il n'y a jamais un adversaire facile lors d'une phase finale. Il est primordial de créer des conditions favorables afin que l'équipe soir prête pour cette Coupe du monde. Ensuite, nous devrons être capables d'exprimer toutes nos qualités sur le terrain pour négocier au mieux nos rencontres du premier tour. Je tiens à préciser les trois rencontres !

Vous restez fidèle à votre philosophie: aller pas à pas. Pourquoi le prochain match est-il toujours le plus important et pourquoi le prochain adversaire le plus redoutable ?

Nous n'aurons aucune influence sur le choix de nos adversaires en Russie. Mais nous aurons, bien sûr, une influence sur notre manière de jouer, quel que soit l'adversaire. Je ne veux donc pas perdre mon temps à spéculer sur le résultat de ce tirage au sort. L'accent doit être mis en priorité sur notre style de jeu.

Qu'attendez-vous de votre équipe lors de cette phase finale ?

Qu'elle témoigne du même état d'esprit que lors de la campagne de qualification. Nous voulons avoir la possession. Nous voulons dominer l'adversaire le plus souvent. Nous voulons imposer notre jeu contre n'importe quel adversaire. C'est à quoi nous aspirons. C'est ce que nous revendiquons. La composition de notre groupe importe peu. Nous voulons en sortir. Et ensuite, tout est possible !

Vous ne vous fixez donc pas de limites ?

Je ne veux pas faire de grandes déclarations ! Je ne veux pas non plus arrêter des objectifs démesurés ! Mais je veux que l'équipe aborde cette phase finale en pleine confiance. Et qu'elle la renforce avec des résultats positifs. Je veux que l'équipe relève tous les défis de cette Coupe du monde comme elle a relevé ceux du barrage face à l'Irlande du Nord. A nous d'avoir le bon état d'esprit, de la générosité, de la volonté et de l'abnégation. Elle est là, la recette gagnante.