Au camping de Saignelégier, le staff travaille sans relâche

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Série d’été Chloé et Lucile se démènent chaque jour pour que les locataires du camping ne manquent de rien. Un travail qui n’est pas de tout repos.

 26.07.2021, 17:00
Chloé (à gauche) et Lucile font partie du staff qui gère chaque jour le camping de Saignelégier.

Lundi 12h30, direction la cabane, qui nous toise depuis les arbres à 5 mètres de hauteur. Pour Chloé et Lucile, c’est l’heure de la poutze avant l’arrivée des nouveaux locataires éphémères. «Il y a deux écoles pour les toiles d’araignées: soit on les laisse pour qu’il y ait moins de moustiques, soit on les enlève», explique Chloé en agitant le plumeau.

Construite directement autour de l’arbre sans y être fixée, la baraque en bois peut tanguer légèrement. «Moi ça me berce, mais il y a des gens que ça dérange», nous dit Lucile tout en décrassant une vitre. Avec leurs deux autres collègues masculins, dont le propriétaire Jonas Kilcher, elles composent le staff du camping de Saignelégier.

Semaine plus calme

Et du boulot, il y en a à revendre. Chaque jour, c’est en binôme que l’équipe s’occupe de la réception, des sanitaires, des diverses locations à nettoyer (tipis, yourtes, cabanes…) et du bois livré par un bûcheron à paqueter en fagots, très prisés ici vu que chaque place a son foyer.

A lire aussi : Le camping de Saignelégier, un véritable retour à la nature

De 8h à 19h, leurs téléphones leur laissent peu de répit. Fournisseurs qui débarquent, questions de campeurs, nouveaux arrivants… Cela dit, avec le retour de la pluie ce week-end, beaucoup d’emplacements se sont vidés. «On peut presque se prendre de vraies pauses cette semaine», s’amuse Chloé, qui travaille au camping en juillet-août depuis 6 ans à côté de ses études. 

Moins de tentes

On s’étonne du nombre de bus et autres caravanes. Chloé confirme: «Oui, depuis le Covid, on a une nouvelle clientèle: on est à 70% de vans et 30% de tentes. Avant, c’était beaucoup de hippies qui avaient l’habitude de la vie de camping. Maintenant, on a pas mal de gens qui ont acheté un bus dernièrement, et généralement, ça se voit, ils ne savent pas le conduire, ils galèrent…». Lucile rajoute: «On a déjà dû appeler un paysan pour qu’il vienne tracter des bus qui s’étaient embourbés. Au moins 6 fois depuis mai!»

«ARCINFO» AU CAMPING

Une semaine au camping? Certains en rêvent, d’autres fuient l’idée. Chez «ArcInfo», on a eu envie de vous faire découvrir une poignée de ces établissements à travers le canton de Neuchâtel. En immersion. Qui sont les campeuses et les campeurs? Que font-ils de leurs journées et de leurs soirées? On vous raconte tout!


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