Baselworld
 26.04.2013, 14:10

Hublot entend poursuivre sa croissance et mise sur Ferrari

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"Jusqu'ici Hublot a toujours fait mieux que l'industrie dans son ensemble", a souligné son président Jean-Claude Biver.

 26.04.2013, 14:10 Hublot entend poursuivre sa croissance et mise sur Ferrari

BASELWORLD Hublot maintient le cap de la croissance. La société horlogère vaudoise active dans le haut de gamme veut doubler la surface de son site de production de Nyon et mise sur son partenariat avec Ferrari pour continuer à grandir.

Jusqu'ici Hublot a toujours fait mieux que l'industrie dans son ensemble, a souligné son président emblématique Jean-Claude Biver dans un entretien accordé à l'ATS dans le cadre du Salon mondial de l'horlogerie et de la joaillerie Baselworld.

L'année 2012 a été un exercice record pour Hublot, et la croissance s'est poursuivie au 1er trimestre. La société, détenue par le géant français du luxe LVMH, n'entend pas pour autant se reposer sur ses lauriers.

Hublot a l'ambition de doubler en surface son site de Nyon, qui s'approche des 400 employés. Le groupe est parvenu à un accord avec la commune pour un droit de superficie de 50 ans sur un terrain. Le projet consiste à construire un nouveau bâtiment d'ici à 2015, édifice qui sera relié par une passerelle au premier bâtiment, érigé en 2007.

La manufacture nyonnaise produit pour l'heure 30'000 pièces et vise à long terme la barre des 50'000. En terme de chiffre d'affaires, Hublot a comme objectif d'atteindre le cap des 500 millions de francs.

Retard en Chine

La société vaudoise ne souffre actuellement pas des fluctuations du marché chinois. Hublot consent d'énormes efforts pour rattraper son retard dans l'empire du Milieu. Pour l'heure, la firme ne réalise que 5,6% de son chiffre d'affaires en Chine et à Hong Kong.

D'ici à 2018, l'objectif est de se hisser au niveau de l'horlogerie helvétique et d'y réaliser autour de 30% des ventes, indique Jean-Claude Biver.

Pour accroître son audience, Hublot fonde de grands espoirs dans son partenariat avec la marque automobile italienne Ferrari, après les succès rencontrés dans le sponsoring sportif. La collaboration englobe tous les domaines du marketing de Ferrari. "Les montres et les voitures, c'est presque la même passion", résume Jean-Claude Biver.

Perspectives positives

L'événement Baselworld reste un rendez-vous incontournable pour la société, puisqu'elle y réalise entre 25 et 40% de son chiffre d'affaires. "Les entrées de commandes donnent naissance aux quantités fabriquées", explique-t-il.

Au-delà de la situation de son entreprise, le Luxembourgeois d'origine, artisan jadis du redressement de Blancpain et Omega (Swatch Group), reste confiant quant aux perspectives de l'horlogerie helvétique.

"2013 est une année de consolidation, avec un taux de croissance qui devrait atteindre entre 3 et 6% pour la branche". Une performance considérée comme extrêmement satisfaisante compte tenu d'une conjoncture quelque peu difficile.

L'exercice 2014 pourrait pour sa part être une très belle année grâce à un redressement de l'économie mondiale, selon le président de Hublot, qui a cédé la direction opérationnelle de la société à Ricardo Guadalupe début 2012.

Le recul subi en Chine par l'horlogerie helvétique n'inquiète pas outre mesure Jean-Claude Biver. A ses yeux, il s'agit d'une période de consolidation, limitée dans le temps, des propos qui rejoignent ceux tenus par le président de la Fédération de l'industrie horlogère suisse Jean-Daniel Pasche.

Production renforcée

Au passage, le président de Hublot réitère son soutien à un durcissement sensible du "Swiss Made", sujet discuté actuellement aux Chambres fédérales. "Un taux de plus de 75% de valeur suisse serait idéal, mais 60% c'est déjà bien. Il en va de l'image de la Suisse, de son industrie".

Hublot ne relâche en outre pas ses efforts pour renforcer la verticalisation de la production. "50 à 60% de notre chiffre d'affaires est le fruit de notre propre capacité de production". L'idée est de passer à terme à 80-85%. L'agrandissement du site de Nyon vise à atteindre cet objectif.

Interrogé sur le rachat de la marque chaux-de-fonnière Corum par un groupe chinois, Jean-Claude Biver refuse de peindre le diable sur la muraille. "On ne peut pas critiquer à l'avance, l'important est que la marque maintienne son caractère suisse", considère-t-il.


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